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Libérées, les Pussy Riot veulent "chasser" Poutine du pouvoir

Remises en liberté lundi, deux membres des Pussy Riot ont tenu ce vendredi une conférence de presse à Moscou. Devant un parterre de journalistes, Nadejda Tolokonnikova et Maria Alekhina ont expliqué qu'elle n'avait pas changé de position durant leur détention, et qu'elles étaient déterminées à "chasser" Vladimir Poutine du pouvoir.
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Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

Après 21 mois de détention, la détermination et les revendications des Pussy Riot n'ont pas bougé. Maria Alekhina (25 ans) et Nadejda Tolokonnikova (24 ans), deux membres du groupe russe, ont réaffirmé, à l'occasion d'une conférence de presse à Moscou, leur engagement anti Poutine. "Nous voudrions continuer à faire ce pour quoi on nous a mises en prison. Nous voulons comme auparavant le chasser ", a affirmé la seconde.

Une allusion à la "prière punk" qu'elle avait chanté masquée en février 2012, avec quatre autres membres du groupe dans la cathédrale du Christ-Sauveur dans la capitale russe. Ce geste avait valu à Maria Alekhina, Nadejda Tolokonnikova, et une troisième Pussy Riot, Ekaterina Samoutsevitch, d'être condamnées à deux ans de prison dans un camp. Elles avaient été reconnues coupables de "hooliganisme".

Si Ekaterina Samoutsevitch avait vu sa peine commuée en prison avec sursis quelques mois plus tard, les deux autres jeunes femmes n'ont elles été amnistiées et libérées que lundi. Elles avaient alors dénoncé une manoeuvre politique de Vladimir Poutine avant les Jeux olympiques de Sotchi qui s'ouvriront au mois de février.

Appel lancé à Khodorkovski

Lors de la conférence de presse ce vendredi, elles ont maintenu ces affirmations et appelé au boycott des JO. Elles ont averti que s'y rendre était "un choix politique ". Les deux jeunes femmes ont également présenté un projet de défense des droits des prisonniers. Interrogées sur qui elles aimeraient voir occuper le poste de président, elles ont cité le nom de Mikhaïl Khodorkovski, libéré lui il y a une semaine. Elles l'ont appelé à les rejoindre dans leur combat contre Poutine.

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"Poutine est un tchékiste (un terme de l'époque soviétique pour évoquer des membres des services de sécurité, la Tcheka étant l'ancêtre du KGB, ndlr) fermé, opaque, avec une multitude de craintes, il a vraiment peur de beaucoup de choses ", a jugé Nadejda Tolokonniva. "Je pense qu'il pense vraiment que l'Occident est une menace pour notre pays ", a-t-elle ajouté. Pour Vladimir Poutine, "il y a en permanence des conspirations, des soupçons ", a
renchéri Maria Alekhina, 25 ans.

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