Les licenciements de près de 700 ex-salariés de Continental invalidés par les prud'hommes

Les quelque 200 anciens salariés réunis devant le conseil des prud'hommes de Compiègne ont appris la nouvelle par la voix de leurs avocats. "Continental a été condamné pour défaut de motif économique et pour non-respect de ses obligations de reclassement".

(Mal Langsdon Reuters)

Selon le groupe
Continental, la crise de 2008 dans l'automobile et un conflit social en 2009
avaient justifié la fermeture de l'usine de Clairoix et des centaines de
licenciements. Cette décision était donc inéluctable. Mais pour les syndicats
et les salariés, Continental a profité d'un "effet d'aubaine " pour licencier.

Ce vendredi
matin, le conseil des prud'hommes a donc tranché en faveur des 700 salariés qui
s'étaient mobilisés. Une décision susceptible d'appel.

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Le conseil des prud'hommes a aussi estimé que Continental n'avait pas respecté un accord de 2007 sur le temps de travail qui prévoyait un retour aux 40 heures hebdomadaires, contre des assurances sur le maintien de l'emploi dans le site jusqu'en 2012. Et il a reconnu la société-mère allemande comme co-employeur et donc comme responsable des licenciements.