Le tribunal administratif de Versailles refuse de suspendre la vidéosurveillance de Salah Abdeslam

Saisi par l'avocat du suspect-clef des attentats du 13 novembre 2015, le tribunal administratif de Versailles a estimé ce vendredi qu'il n'avait aucune urgence à mettre fin à cette vidéosurveillance permanente, car Salah Abdeslam "n'était pas en situation de faire valoir l'existence 'd'une atteinte grave et manifestement illégale' au droit au respect de sa vie privée".

(Salah Abdeslam apparait dans une vidéo filmée avant les attentats du 13 novembre 2015 © AP/SIPA)

La vidéosurveillance 24h/24 dans la cellule de Salah Abdeslam ne sera pas suspendue : le tribunal administratif de Versailles a rejeté ce vendredi la demande qu'avait formulée l'avocat du suspect clef des attentats du 13 novembre. Pour le juge des référés qui a rendu cette décision, cette demande ne revêt pas de caractère d'urgence, "Salah Abdeslam n'étant pas en situation de faire valoir l'existence 'd'une atteinte grave et manifestement illégale' au droit au respect de sa vie privée" .

Salah Abdeslam est placé à l'isolement à la prison de Fleury-Mérogis sous vidéosurveillance permamente depuis que les autorités belges l'ont remis à la France le 27 avril dernier. Cette mesure d'exception a été mise en place pour s'assurer qu'il ne porte pas atteinte à sa vie, ce qui empêcherait la tenue d'un procès. 

Pour Frank Berton, son avocat, avec cette mesure "on le rend dingue, on l'isole. "  Il a assuré que "depuis qu'il a été remis par la Belgique, Salah Abdeslam n'a plus de vie privée, il a une vie publique ". "Il n'y a pas de loi qui autorise ce système " avait par ailleurs assuré l'avocat devant le tribunal. 

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