Jérémy Bailly, principal suspect de la cellule islamiste, mis en examen

Six autres membres du groupe, soupçonnés d'avoir attaqué une épicerie casher de Sarcelles, sont aussi mis en examen.

Des policiers quittent un immeuble où des box ont pu être utilisés par des membres de la cellule islamiste démantelée, le 10 octobre 2012 à Torcy (Seine-et-Marne).
Des policiers quittent un immeuble où des box ont pu être utilisés par des membres de la cellule islamiste démantelée, le 10 octobre 2012 à Torcy (Seine-et-Marne). (MEHDI FEDOUACH / AFP)

ANTITERRORISME – Jérémy Bailly, suspecté dans l'affaire de l'attaque à la grenade d'un magasin casher à Sarcelles le 19 septembre, a été mis en examen et placé en détention provisoire jeudi 11 octobre, a indiqué une source judiciaire. Six autres membres présumés de cette cellule ont également été mis en examen et placés en détention provisoire. Leur incarcération a été réclamée par le parquet de Paris, qui a ouvert une information judiciaire, notamment pour tentative d'assassinat en lien avec l'appartenance à une religion et en relation avec une entreprise terroriste.

Qui est Jérémy Bailly ?

Les enquêteurs présentent Jérémy Bailly comme le personnage central de la cellule islamiste démantelée. En effet, jusqu'ici, leur travail s'est concentré autour de ce suspect arrêté samedi à Torcy (Seine-et-Marne) en possession d'une arme chargée, alors qu'il revenait de la salle de prière. La police avait déjà découvert chez lui, samedi, une liste manuscrite d'institutions israélites, avec leurs adresses.

Les enquêteurs le soupçonnent d'être un leader du groupe et de s'être rendu "dans des camps d'entraînement à l'étranger". L'un des volets de l'enquête porte justement sur la mise au jour d'un projet de filière de recrutement de candidats au jihad, notamment pour la Syrie. 

Quel rôle dans l'attaque de l'épicerie de Sarcelles ?

L'autre volet de l'enquête concerne l'attaque de l'épicerie de Sarcelles, commise le 19 septembre à la grenade défensive, qui avait fait un blessé léger. Jérémy Bailly est soupçonné d'y avoir participé avec quatre autres personnes. Il est "probable que le groupe, composé au moins de Jérémie Louis-Sidney et Jérémy Bailly, le repéreur et deux auteurs, se soit rendu à Sarcelles avec un véhicule Alfa Romeo, se soit enfui à son bord avant de le brûler puis de repartir avec le véhicule 206 volé", selon le procureur de Paris, François Molins. 

Ce dernier a évoqué une "absence totale de coopération" des suspects durant les interrogatoires de police. Jérémy Bailly a certes reconnu vouloir fabriquer une bombe, mais "sans désigner de complice ou de cible".