Le responsable FN incendiait des voitures pour dénoncer l'insécurité

Un ex-responsable du Front national en Seine-et-Marne, en détention provisoire, devait comparaître ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Meaux pour avoir incendié des voitures et inventé une agression de manière à dénoncer l'insécurité après sur son blog. Son procès a finalement été renvoyé à une date ultérieure.

Une voiture incendiée près de Meaux.
Une voiture incendiée près de Meaux. (MAXPPP)

En dénonçant l'insécurité dans sa ville, Adrien Desport était sûr de lui. Et pour cause, il est soupçonné d'avoir lui-même incendié les voitures dont il déplorait la destruction. Le jeune homme de 25 ans, responsable départemental de la communication du Front national en Seine-et-Marne, aurait également inventé une agression. Il devait comparaître ce mercredi après-midi devant le tribunal correctionnel de Meaux, avec cinq autres militants FN de Seine-et-Marne et du Val-d'Oise. Son procès a finalement été renvoyé à une date ultérieure.

Jugé le plus impliqué de tous par le ministère public, il a été placé en détention provisoire après un premier renvoi de son procès. Une vingtaine de victimes de ses méfaits présumés se sont constituées partie civile et attendent l'audience cet après-midi. Accusés également de consomation de stupéfiants, les prévenus, âgés de 19 à 25 ans, ont pour la plupart reconnu les faits, souvent en les minorant, mais sans les expliquer.

13 voitures incendiées en une nuit

Dans la nuit du 7 au 8 avril par exemple, ils auraient incendié 13 voitures à Mitry-Mory, avant qu'Adrien Desport ne s'étale sur son blog sur l'insécurité dans sa commune. Le jeune homme était candidat aux élections cantonales et le 28 mars, veille du second tour, il a affirmé s'être fait agresser dans sa voiture par un homme armé d'une bombe lacrymogène. Il a déposé plainte. Problème, cette agression aurait été inventée de toutes pièces.

Dénoncé par une adhérente du parti, il été suspendu. Et le FN a transmis le signalement à la justice. Il doit passer en commission de discipline.