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Le procès français de l'Arche de Zoé s'ouvre ce lundi

Les six membres de l'association l'Arche de Zoé, qui avaient tenté en 2007 d'exfiltrer des enfants pour la plupart tchadiens, présentés comme orphelins, vers la France, sont jugés à partir de ce lundi. Deux des principaux protagonistes de l'affaire refusent de comparaître.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
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 (Maxppp)

Les faits remontent à 2007
: le 25 octobre, 17 Européens de l'association "l'Arche de Zoé", dont
neuf Français, sont arrêtés au Tchad, alors qu'ils s'apprêtent à faire
embarquer illégalement vers la France 103 enfants. Ces enfants sont affublés de
faux pansements : présentés comme des orphelins du Darfour, ils sont promis à des familles d'adoptants en France. En réalité, ils étaient pour la
plupart tchadiens et presque aucun n'était orphelin, contrairement à ce
qu'affirmait l'association.

Six responsables français
de l'Arche de Zoé sont jugés à partir de ce lundi par le tribunal correctionnel
de Paris. Mais les deux principaux protagonistes, le président de l'association
Eric Breteau et sa compagne Emilie Lelouch, ont fait savoir qu'ils n'avaient
pas l'intention de comparaître et seraient donc absents lors des audiences. Les quatre autres prévenus, eux, seront bien présents.

Des dommages et intérêts
à payer au Tchad

Une vingtaine de familles
se sont constituées partie civile pour ce procès. Selon elles, l'associaton a
joué sur "les sentiments, l'affectif " en profitant de leur désir
d'enfant. Les prévenus devront répondre de faits "d'exercice illicite de
l'activité d'intermédiaire pour l'adoption
", d'"aide au séjour
irrégulier
" et d'"escroquerie " sur 358 familles d'adoptants.

Des membres de l'Arche de
Zoé ont déjà été condamnés au Tchad, à huit ans de prison et à 6,3 millions
d'euros de dommages et intérêts à verser aux familles des enfants. Si tous ont
été graciés de leur peine de prison, la question des dommages et intérêts reste
intacte. Alors que le gouvernement tchadien souligne l'agacement des familles
et affirme que "le gouvernement français s'était engagé à payer
l'indemnisation aux parents de victimes, mains jusqu'à maintenant n'a rien
fait
", la France nie cet accord.

Le procès doit durer jusqu'au 12 décembre. Il pourrait être renvoyé, car deux questions prioritaires de constitutionnalité devraient être déposées par les avocats de la défense.

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