Le parquet fait appel de la relaxe de Jean-Noël Guerini

Le parquet de Marseille a fait appel jeudi après-midi de la relaxe du président du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, prononcée par le tribunal correctionnel pour des faits de "détournements de fonds publics" dans une affaire de licenciement présumé frauduleux.

(Jean-Noël Guerini après l'annonce de sa relaxe, lundi 8 novembre © Maxppp)

L'appel concerne également le député des Bouches-du-Rhône et actuel dirigeant de la fédération socialiste du département, Jean-David Ciot, relaxé dans la même affaire pour "recel de détournement de fonds publics", a-t-on indiqué de source

judiciaire. Un nouveau procès devrait donc se tenir au deuxième semestre 2015.

 

En première instance, le procureur avait requis six mois de prison avec sursis, une amende de 15 000 euros et un an d’inéligibilité à l’encontre de Jean-Noël Guérini, homme fort du parti socialiste dans la région.

Un répit de courte durée

Le président du conseil général des Bouches-du-Rhône était soupçonné d’avoir "arrangé" en 2011 le licenciement de Jean-David Ciot, alors membre de son cabinet, afin que ce dernier puisse préparer les législatives de 2012. La collectivité aurait en conséquence payé indûment une indemnité de 65 500 euros à Jean-David Ciot, un délit que le tribunal correctionnel n’a pas jugé "caractérisé", d’où la relaxe.

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Cette relaxe avait été accueilli par Jean-Noël Guérini sur ses rivaux locaux en tête desquels Patrick Menucci. Elle lui permettait aussi d’aborder les départementales de 2015 avec une certaine tranquillité en affaiblissant les arguments de ses adversaires du FN et du PS (qu’il avait quitté pour en devancer son exclusion en avril dernier). Le répit aura donc été de courte durée.