Le gouvernement promet un plan contre la surpopulation carcérale, après un nouveau record

Le 1er juillet, le nombre de détenus dans les prisons françaises a atteint le chiffre inédit de 69 375 personnes incarcérées pour 58 311 places.

Le Premier ministre, Manuel Valls, et le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, en visite à la maison d\'arrêt de Nîmes (Gard), le 8 août 2016.
Le Premier ministre, Manuel Valls, et le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, en visite à la maison d'arrêt de Nîmes (Gard), le 8 août 2016. (SYLVAIN THOMAS / AFP)

La maison d'arrêt de Nîmes (Gard) détient le record de France de surpopulation carcérale, avec 406 détenus pour une capacité théorique de 192 personnes. En visite dans l'établissement, lundi 8 août, Manuel Valls a promis "un plan spécifique concret, précis et financé" pour lutter contre le phénomène. "Par le passé, il y a eu tant d'annonces, mais jamais financées, sur le parc pénitentiaire", a déclaré le Premier ministre après plus de deux heures de déambulation dans la prison.

"La préoccupation du gouvernement, c'est évidemment l'encellulement individuel parce qu'aujourd'hui c'est un impératif de sécurité, a expliqué le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, qui accompagnait Manuel Valls. Il faut non seulement annoncer des constructions, ce que nous ferons, mais surtout les financer et ensuite dire ce qu'on va construire."

69 375 prisonniers pour 58 311 places

Le 1er juillet, le nombre de détenus dans les prisons françaises a atteint un nouveau record avec 69 375 personnes incarcérées pour 58 311 places. "Plus on construira de places de prison, plus elles seront occupées, a estimé plus tôt dans la journée la Contrôleure général des lieux de privation de liberté (CGLPL), Adeline Hazan. Ce n'est pas une bonne solution." Un certain nombre de places est nécessaire, a convenu Adeline Hazan, tout en plaidant pour des "alternatives à la détention".