Le directeur du journal d'extrême droite "Rivarol" de nouveau condamné pour négationnisme

Dans une vidéo publiée sur la chaîne Youtube de "Rivarol" en octobre 2020, puis supprimée, Jérôme Bourbon affirmait que le gouvernement de Philippe Pétain "s'est toujours opposé à ce qu'il y ait la moindre persécution ou atteinte quelconque aux juifs français".

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France Télévisions
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Jérôme Bourbon, directeur du journal d'extrême droite "Rivarol", lors d'un banquet organisé par la publication, le 9 avril 2016 à Bagnolet (Seine-Saint-Denis). (YANN CASTANIER / HANS LUCAS / AFP)

Le directeur de publication de l'hebdomadaire d'extrême droite Rivarol, Jérôme Bourbon, a été condamné vendredi 10 décembre à 8 000 euros d'amende, avec possibilité d'emprisonnement en cas de non-paiement, pour contestation de crime contre l'humanité et provocation à la haine envers les juifs.

Fabrice (dit Jérôme) Bourbon, 49 ans, a été condamné à 80 jours-amende à 100 euros, pour des propos tenus dans une vidéo du 3 octobre 2020, publiée sur la chaîne Youtube de Rivarol, ensuite supprimée.

Les juifs désignés comme des "ennemis"

Il y commentait l'actualité et évoquait notamment la rafle du Vel d'Hiv, au cours de laquelle 13 000 juifs ont été arrêtés les 16 et 17 juillet 1942 par des policiers et gendarmes français avant d'être rassemblés au Vélodrome d'Hiver pour être envoyés en camp de concentration. Il y déclarait notamment : "On ment souvent par omission en disant finalement que c'était la lutte contre les juifs etc., alors que le gouvernement français du maréchal Pétain s'est toujours opposé à ce qu'il y ait la moindre persécution ou atteinte quelconque aux juifs français."

Dans la même vidéo, l'homme, déjà condamné une quinzaine de fois, abordait le mouvement des "gilets jaunes" et la pandémie de Covid-19, faisant allusion aux "assises financières, idéologiques" de la République et "ses lobbys", puis à la "question juive". "Si on ne désigne pas l'ennemi, on manque à son devoir", disait-il. Jérôme Bourbon a en revanche été relaxé des poursuites concernant un article de Rivarol du 2 septembre 2020, pour une question de procédure.

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