Le bijoutier de la Marne donne sa version du braquage

Quelques heures après avoir été remis en liberté, le bijoutier de Sézanne raconte comment il a tiré et abattu son braqueur jeudi en fin d'après-midi. "Je savais qu'il pouvait tirer à n'importe quel moment", explique-t-il notamment et dit ne plus se souvenir "combien de fois" il a fait feu avec son arme.

(Maxppp)

Sans surprise, le bijoutier de la Marne qui a abattu un
braqueur
jeudi plaide la légitime défense. Après deux jours de garde à vue, le commerçant
de 54 ans a retrouvé la liberté samedi matin
avant l'ouverture prochaine d'une
information judiciaire pour "tentative de vol sous la menace d'une
arme" et "homicide volontaire". Il a pu ainsi donner sa version
des faits à TF1 :

"Tout va très vite, il me saute dessus et sort une arme
tout en me poussant. J'ai fait marche arrière et je vois le canon de l'arme, un
gros canon. C'est allé vraiment très vite. J'ai pu sortir mon arme. Il
continuait à venir sur moi. J'ai tiré à plusieurs reprises sans savoir combien
de fois. J'ai tenté le tout pour le tout parce que je savais qu'il pouvait
tirer à n'importe quel moment
", raconte le bijoutier.

Le parquet de Reims a indiqué un peu plus tôt qu'il
présenterait des réquisitions pour que le commerçant "soit placé sous le
statut de témoin assisté, s'agissant des faits d'homicide volontair
e".

En état de légitime défense ?

C'est désormais au juge d'instruction de déterminer "si
les conditions caractérisant l'état de légitime défense étaient réunies
",
poursuit le procureur.C'est tout vu, pour l'avocat du commerçant Eric
Dupont-Moretti : "Cet homme n'est pas fier et n'arbore pas le cadavre de sa
victime comme un trophée. Il est bouleversé par ce drame humain
".

Pour que
l'état de légitime défense soit acquis, il doit y avoir une menace réelle,
exercée "dans le même temps" que l'agression et sans disproportion
avec "la gravite de l'atteinte".