L’appel d’Alain Bernard pour sa mère, victime d’une opération chirurgicale interdite

La mère d'Alain Bernard souffre de "douleurs récurrentes" après une chirurgie interdite, selon son fils. Une enquête préliminaire a été ouverte en 2018 par le parquet de Gap.

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Radio France
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le nageur Alain Bernard le 7 avril 2014 à Chartres. Photo d'illustration. (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)

Invité de franceinfo lundi 22 février, le double champion olympique de natation Alain Bernard veut "fédérer et rassembler un maximum de patientes et de patients qui ont été lésés" par un chirurgien de Gap. Ce dernier est soupçonné d’avoir pratiqué entre 2015 et 2017, notamment sur la mère du nageur, une technique interdite.

C'est un collègue du chirurgien qui accuse son confrère d’avoir joué les apprentis sorciers en pratiquant sur des dizaines de patients des cimentoplasties discales, technique qui consiste à injecter un ciment dans les disques de la colonne vertébrale, technique interdite en France à ne pas confondre avec la cimentoplastie vertébrale qui elle est légale. "Cela a engendré des séquelles assez lourdes" chez de nombreux patients dont Eliane Bernard, souligne son fils, "avec des douleurs récurrentes. Ça arrive le jour, ça arrive la nuit. Ça arrive lorsqu'elle est assise ou allongée en marchant."

"À tout moment de la journée, ça se signale par des douleurs très aiguës au niveau du nerf crural."

Alain Bernard, à propos des douleurs de sa mère

à franceinfo

Le nageur ajoute que sa mère avait depuis dû subir une autre opération afin "d’enlever des morceaux de ciment" de sa colonne vertébrale, mais sans que cela ne fasse disparaître ses douleurs. La justice devra déterminer notamment si, comme le disent ses patients, le chirurgien a pratiqué ces opérations sans leur consentement. Auquel cas, il risque jusqu'à trois ans de prison et 45 000 euros d'amende.

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