La police de Seine-Saint-Denis accusée de violence lors d'une interpellation, l'IGPN saisie

Les faits ont été filmés par les caméras de surveillance de la ville et une vidéo amateur.

Des policiers font le pied de grue sur un rond-point à Lyon, le 20 juin 2019
Des policiers font le pied de grue sur un rond-point à Lyon, le 20 juin 2019 (NICOLAS LIPONNE / NURPHOTO)

Ce sont de nouvelles accusations de violences illégitimes à l'encontre de la police. Le parquet de Bobigny a saisi l'IGPN, la police des polices, pour violences présumées lors de l'interpellation, filmée par un témoin, d'un jeune homme de 20 ans vendredi à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), a-t-on appris dimanche 11 août auprès du parquet. Une enquête a été ouverte pour violences par une personne dépositaire de l'autorité publique, a indiqué le parquet, confirmant une information du Parisien. Après l'interpellation, le jeune homme s'est vu prescrire trois jours d'ITT (incapacité totale de travail), selon le parquet.

Cette intervention des policiers de la compagnie de sécurisation et d'intervention de Seine-Saint-Denis (CSI) a été captée par les caméras de surveillance de la ville et une vidéo amateur, selon une source judiciaire. Les images montrent un homme en civil, qui serait un policier, asséner plusieurs coups au visage du jeune homme interpellé, selon une source proche de l'enquête.

Le jeune homme a déposé plainte

Il s'agissait d'une intervention de policiers en civil dans une affaire de stupéfiants, a précisé une source policière. Le jeune homme a été entendu par les enquêteurs de l'IGPN et a déposé plainte pour violences contre les policiers. Sa garde à vue a été levée samedi après-midi, a-t-elle ajouté.

La préfecture de police a confirmé que l'IGPN avait été saisie de cette affaire qui intervient au lendemain de l'annonce d'un autre cas d'interpellation ayant entraîné l'ouverture d'une enquête : celle d'une femme enceinte de deux mois qui a fait une fausse couche après une garde à vue mardi dans un commissariat parisien.

Ces affaires surviennent également dans la foulée de la mort de Steve Maia Caniço, jeune homme qui a disparu la nuit d'une intervention controversée de la police, pendant la Fête de la musique, fin juin, à Nantes.