La lutte contre la corruption placée sous surveillance en France

La lutte contre la corruption n'est pas une priorité politique en France. C’est ce que déplore dans son dernier rapport Transparency International. L’ONG invite les candidats à l'élection présidentielle de 2012 à s'engager sur ce front.

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Dans son dernier classement, Transparency international analyse les mécanismes anti-corruption existant dans 183 pays et leur efficacité.
Dans l'hexagone, l’organisation non gouvernementale internationale conclue au relatif désintérêt pour les affaires de corruption d'une opinion française qu'il conviendrait de sensibiliser davantage à ces enjeux.

La palme de la transparence et de l'intégrité revient aux juridictions financières.
Les organes de contrôle des élections, le secteur public et la société civile s'en sortent également plutôt bien mais il n'en va pas de même pour la justice, dont le rapport souligne le manque de moyens et les pressions qu'elle subit de la part du pouvoir.

Les auteurs de cette étude formulent un certain nombre de recommandations, en commençant par demander aux partis politiques d'ériger la lutte contre la corruption en véritable priorité.
Des lois existent pour lutter contre la corruption mais elles ne sont pas suffisamment appliquées, relève le rapport.
"Nous avons des lois, des institutions mais ce qui pèche, c'est la mise en œuvre, la pratique ", a expliqué Daniel Lebègue, président de Transparency International France.

La section française de Transparency International a pris l'initiative de demander aux candidats à la présidentielle de 2012 de prendre des engagements précis en matière de lutte contre la corruption.
Six d'entre eux l'ont déjà fait, à commencer pas Eva Joly.
Ni François Hollande, ni Marine Le Pen n'ont pour l'instant répondu. Quant à Nicolas Sarkozy, qui l'avait fait lors de la présidentielle de 2007, il n'a toujours pas déclaré officiellement sa candidature.