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La justice française va enquêter sur la mort de Yasser Arafat

Le parquet de Nanterre vient d'ouvrir une information judiciaire pour assassinat après le décès du leader palestinien Yasser Arafat en 2004 à l'hôpital militaire français de Percy. C'est la veuve du chef de l'Autorité palestinienne qui avait déposé plainte le 31 juillet.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
 (Reinhard Krause Reuters)

La plainte a été déposée par Souha Arafat, la veuve de l'ex-dirigeant
palestinien, le 31 juillet dernier à Nanterre
. Une plainte pour assassinat
après la découverte de polonium sur des effets personnels de Yasser Arafat
décédé le 11 novembre 2004 à l'hôpital militaire français de Percy dans les
Hauts-de-Seine.

Le fait d'avoir trouvé des traces de ce produit radioactif et
hautement toxique a relancé la thèse d'un empoisonnement de l'ex-dirigeant
palestinien. Cette thèse est défendue depuis le début par les proches de Yasser Arafat et les dirigeants palestiniens. 

Des analyses menées à l'institut de radio physique de Lausanne

La plainte a donc été jugée recevable par la justice
française et le parquet de Nanterre vient d'ouvrir une information judiciaire.
Un ou plusieurs juges d'instructions vont être nommés très prochainement pour
conduire l'enquête

Le rapport
d'hospitalisation français, daté du 14 novembre 2004 et cité par le site
Slate.fr, fait état d'une inflammation intestinale "d'allure infectieuse"
et de troubles de coagulation "sévères" . Slate.fr évoque la piste d'un
"empoisonnement" par une toxine de champignon vénéneux.

Les enquêteurs pourront sans doute s'appuyer sur les futurs
résultats des analyses menées par l'institut de radio physique de Lausanne. Il
a annoncé vendredi qu'il comptait examiner la dépouille de Yasser Arafat

puisque sa veuve et sa fille ont donné leur feu vert. Les avocats des parties civiles
ont d'ailleurs estimé que "cet acte d'enquête doit être diligenté en
collaboration"
avec la justice française.

Le polonium avait notamment servi à l'empoisonnement
en 2006 à Londres d'Alexandre
Litvinenko, un ex-espion russe devenu opposant au président Vladimir Poutine.

 

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