La famille d'un dealer présumé expulsée de son HLM, à Saint-Denis

La décision de justice a été appliquée lundi. Le trois pièces servait à stocker et à conditionner de la drogue. 

A Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), une famille, dont le logement servait à stocker et à conditionner de la drogue, a été expulsée, lundi 3 juin 2013. 
A Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), une famille, dont le logement servait à stocker et à conditionner de la drogue, a été expulsée, lundi 3 juin 2013.  ( GOOGLE MAPS / FRANCETV INFO )

C'est une première. A Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), une famille, dont le logement servait à stocker et à conditionner de la drogue, a été expulsée lundi 3 juin, a rapporté Le Parisien / Aujourd'hui en France, mardi.

Le 17 décembre, le tribunal d’instance de Saint-Denis, saisi par le bailleur, l’office Plaine Commune Habitat (PCH), avait ordonné l’expulsion immédiate de cette famille, installée depuis juin 2002 dans cet immeuble de la cité Gabriel-Péri.

"Pressions et menaces auprès du voisinage"

"Ce logement avait été transformé en un lieu de conditionnement, de stockage et de vente de produits stupéfiants, générant nuisances et dégradations dans l'immeuble et à ses abords", a expliqué le président de PCH, Stéphane Peu, adjoint au maire (PCF) de Saint-Denis. "Cette famille et ses complices n'hésitaient pas à user également de pressions et de menaces auprès du voisinage pour qu'il ne dénonce pas cette situation, en contrevenant de façon flagrante et scandaleuse à la tranquillité des habitants", a-t-il ajouté.

Fort de ce premier succès, le bailleur PCH vient de lancer une procédure du même type à l’encontre d’une locataire de la cité Romain-Rolland, chez qui la police a retrouvé début janvier 1 kilo d’héroïne, a indiqué Le Parisien. Selon l'Union sociale pour l'habitat (USH), 600 demandes d'expulsion sont déposées chaque année en France pour des troubles de voisinage ou des troubles de jouissance, mais essentiellement en raison du bruit ou du tapage nocturne. Seules 300 aboutissent, à l'issue d'une procédure judiciaire, précise l'USH.