DIRECT. Procès de Georges Tron : la cour d'assises ordonne le renvoi du procès à "une session ultérieure"

L'avocat de Georges Tron demandait le renvoi du procès, en raison de la diffusion d'un numéro d'"Envoyé spécial" consacré à l'affaire.

L\'ancien secrétaire d\'Etat Georges Tron arrive au tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis), lundi 12 décembre 2017.
L'ancien secrétaire d'Etat Georges Tron arrive au tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis), lundi 12 décembre 2017. (CITIZENSIDE/PATRICE PIERROT / CITIZENSIDE / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Le procès s'interrompt brutalement après quatre jours d'audience. Comme l'avait demandé plu tôt Antoine Vey, avocat de Georges Tron, la cour a ordonné, vendredi 15 décembre, en fin d'après-midi, le renvoi du procès. Dans une décision lue à toute allure, le président de la cour, notamment mis en cause pour sa manière de mener les débats, a indiqué que le renvoi était dû à l'impossibilité que le procès se déroule dans les délais impartis.

L'avocat de l'ancien ministre, accusé de viol et d'agressions sexuelles en réunion, estimait notamment que la sérénité des débats n'était plus assurée, après la diffusion d'un numéro d'"Envoyé spécial" consacré à l'affaire et la publication de messages sur Twitter mettant en cause le président. 

Jugé pour viols en réunion. L'ex-secrétaire d'Etat à la Fonction publique et maire en exercice de Draveil, dans l'Essonne, est accusé par deux anciennes employées municipales de viols et agressions sexuelles avec la participation de son ex-adjointe à la Culture, Brigitte Gruel. Tous deux clament leur innocence.

La sidération des victimes présumées. Eva Loubrieu et Virginie Ettel affiment que la pratique de la réflexologie plantaire par Georges Tron était le prélude à des attouchements et des pénétrations digitales entre 2007 et 2010. "J'étais incapable de réagir", a raconté Virgine Ettel jeudi à propos de la première agression dont elle dit avoir été victime en novembre 2009.

Rebondissement à l'audience. Après un premier rejet par la décision de la Cour d'assise de la demande de renvoi de la défense, Eric Dupont Moretti, avocat de Georges Tron a assuré que la demande de renvoi ne venait pas de lui, mais du président lui-même.

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23h54 : Première demande de renvoi rejetée, coup de théâtre et débats difficiles : c'était mouvementé aux assises de Seine-Saint-Denis aujourd'hui. La quatrième journée du procès de Georges Tron s'est terminée par un renvoi à une session ultérieure. Dans cet article, nous revenons sur cette folle journée au tribunal de Bobigny.

21h37 : Pour rappel, la cour d'assises de Seine-Saint-Denis a décidé de renvoyer le procès de Georges Tron et de son ex-adjointe à la Culture, Brigitte Gruel, qui a commencé mardi, à Bobigny.

21h34 : "C'est 'hashtag ton porc' du début à la fin de ce dossier. Ce n'est pas comme cela qu'on juge les gens", a fustigé l'avocat. "Alors maintenant, on est dans une époque où il suffit de dénoncer, pour que la parole de l'accusatrice devienne sacralisée et devienne une vérité. Ce n'est pas la conception que je me fais de la justice", a lancé Éric Dupond-Moretti.

21h31 : "Il a été certes ministre, la justice de classe c'est scandaleux, mais la justice de classe à rebours ça l'est aussi, c'est un justiciable comme un autre. Il a le droit à un procès équitable", a également plaidé Éric Dupond-Moretti.

21h29 : "Nous n'avons jamais cherché ce renvoi", a déclaré l'avocat de Georges Tron, Éric Dupond-Moretti, à la sortie de l'audience. "Georges Tron n'est pas en fuite aujourd'hui. Il se présentera à son procès, il a beaucoup de choses à dire. Et la première des choses qu'il a à dire, à la justice d'abord, c'est qu'il est totalement innocent", a-t-il ajouté.

19h07 : La cour d'assises de Seine-Saint-Denis ordonne le renvoi du procès de Georges Tron à une session ultérieure.

18h53 : L'audience est de nouveau suspendue, relatent plusieurs journalistes sur place. Cela nous laisse le temps de lire cet article, dans lequel des magistrats se disent "consterné" ou "retourné" par les questions du président du tribunal à l'une des plaignantes, hier.

Georges Tron, le 12 décembre 2017 au tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis).


(PATRICE PIERROT / CITIZENSIDE / AFP)

18h46 : Eric Dupont-Moretti, l'avocat de Georges Tron, a ensuite répondu à l'avocat général. "J’ai entendu quatre fois 'terroriste', 'mauvaise foi', 'déloyauté'... Gardez vos injures !", a-t-il lancé.

18h42 : Retournons aux assises de Seine-Saint-Denis, où se déroule le procès de Georges Tron. L'avocat général pointe du doigt la défense : "Si nous en sommes là, c’est par la volonté de la défense de faire feu de tout bois au mépris des règles de droit que nous avons tous appris sur les bancs de la fac de droit", rapportent des journalistes sur place.

17h20 : L'audience reprend à l'instant, annoncent plusieurs journalistes suivant le procès de Georges Tron, accusé d'agressions sexuelles et de viols en réunion par deux anciennes collaboratrices. Eric Dupond-Moretti, l'avocat de l'ancien député et secrétaire d'Etat, prend la parole.

17h11 : Bonjour @anonyme, selon les journalistes couvrant le procès aux assises de Seine-Saint-Denis, l'audience devrait bientôt reprendre. Margaux Lannuzel, journaliste à Europe 1, explique sur Twitter que les avocats des parties civiles ont repris leur place, et que l'avocat général est également de retour.

17h11 : audience toujours suspendue ? Merci

14h44 : Sur Twitter, les journalistes suivant le procès de Georges Tron devant les assises de Seine-Saint-Denis décrivent un climat particulièrement tendu, après la décision de la cour de rejeter la demande de renvoi du procès. La cour d'assises juge notamment que le reportage d'"Envoyé Spécial" sur le procès, vivement critiqué par la défense, "relève de la liberté fondamentale d'information".

14h26 : La défense a demandé ce matin le renvoi du procès de l'ex-secrétaire d'Etat et de son ancienne adjointe, estimant que la "sérénité des débats" n'était plus assurée devant les assises de Seine-Saint-Denis. Les avocats de la défense ont dénoncé la mise en cause, par des journalistes, de la conduite des débats par le président de la cour d'assises et la diffusion en plein procès d'un sujet d'"Envoyé spécial" hier soir, avec la participation d'une plaignante, Virginie Ettel, et d'un témoin.

14h23 : La cour d'assises rejette la demande de renvoi du procès de Georges Tron, accusé d'agressions sexuelles et de viols en réunion par deux anciennes collaboratrices.

13h37 : Comme nous l'expliquions ce matin, la défense de l'ancien député et secrétaire d'Etat à la fonction publique, qui comparaît pour agressions sexuelles et viols en réunion, a demandé le renvoi de l'audience au nom de la "sérénité des débats". Cette demande fait suite à la diffusion d'un reportage d'"Envoyé spécial", diffusé hier soir sur France 2, dans lequel intervenaient une plaignante et un témoin de l'affaire.

13h42 : Interrogé par franceinfo, Vincent Ollivier, l'avocat de l'une des plaignantes au procès de Georges Tron, dénonce la demande de renvoi déposée par la défense ce matin. "Je trouve ça non seulement scandaleux, mais indigne, et assez illustratif de la manière dont peuvent aujourd'hui être considérés certains débats sensibles, dès lors qu'une personnalité publiques est partie", a-t-il réagi.

10h33 : L'audience est suspendue jusqu'à 14 heures. La cour s'est retirée pour délibérer après la demande de renvoi du procès de la part des avocats de Georges Tron, accusé de viols et d'agressions sexuelles par deux anciennes collaboratrices. Ils estiment que la diffusion d'un sujet sur l'affaire dans "Envoyé Spécial" hier et les critiques formulées contre l'interrogatoire du président dans la presse et sur les réseaux sociaux nuisent à la "sérénité des débats".