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L'assassin de la joggeuse Marie-Christine Hodeau condamné à la perpétuité

Manuel Da Cruz, récidiviste de 49 ans, était jugé depuis mercredi devant la cour d'assises de l'Essonne. Cette condamnation a été assortie d'une peine de 22 ans de sûreté. 

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Croquis d'audience de Manuel Da Cruz (au centre) qui comparaissait devant la cour d'assises de l'Essonne, le 8 novembre 2011.  (BENOIT PEYRUCQ / AFP)

Manuel Da Cruz, un récidiviste âgé de 49 ans, a été reconnu coupable, mardi 8 novembre, de l'enlèvement, du viol et de l'assassinat de la joggeuse Marie-Christine Hodeau, à Milly-la-Forêt (Essonne) en septembre 2009. Il a été condamné à la prison à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 22 ans. Un suivi socio-judiciaire a également été prononcé.

Cette condamnation suit la plupart des réquisitions de l'avocat général. "Vous êtes un individu dangereux", a lancé Pascal Le Fur à Manuel Da Cruz, jugé depuis mercredi devant la cour d'assises de l'Essonne. 

De retour chez lui pour changer de voiture

Manuel Da Cruz a reconnu les faits mais varie sur leur déroulement précis. Après avoir placé l'assistante-maternelle de 42 ans dans le coffre de sa voiture, d'où elle a passé un appel aux gendarmes, il l'a conduite dans un bois, où il l'a violée. Puis, selon ses déclarations, il l'aurait attachée et serait retourné chez lui pour changer de voiture.

Il a expliqué à la cour qu'il avait alors voulu se rendre dans un magasin de bricolage pour acheter une planche afin de réparer un volet de son domicile. Sur la route, il aurait vu, arrivant d'un chemin, Marie-Christine Hodeau. Celle-ci aurait réussi à se détacher. Il se serait alors arrêté un peu plus loin, attendant son passage pour l'étrangler. Mais selon l'avocat de la famille de la victime, Manuel Da Cruz pourrait avoir tué Marie-Christine Hodeau immédiatement après l'avoir violée.

 "Les faits d'assassinat sont établis"

"S'il y a beaucoup de mensonges, d'imprécisions, c'est peut-être parce que ça ne s'est pas passé là, pas passé comme ça", a relevé l'avocat général Pascal Le Fur, faisant état de "quelqu'un qui gomme, efface un certain nombre d'éléments". Malgré tout, "les faits d'assassinat sont établis", a-t-il ajouté. Il a rejeté la thèse selon laquelle Manuel Da Cruz aurait été pris d'une pulsion en voyant la jeune femme et n'aurait donc pas prémédité son passage à l'acte.

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