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Kem One : le projet de reprise validé par le tribunal de commerce

Après deux jours de rebondissements, le tribunal de commerce de Lyon a donné son feu vert à la reprise du groupe chimique par l'industriel Alain de Krassny - l'autre candidat, le fonds d'investissement américain OpenGate, s'est retiré jeudi... parce qu'il sera associé à Krassny au capital et dans la gestion du groupe.
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Radio France
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 (Maxppp)

Le dénouement, après neuf mois d'incertitudes et des tergiversations. Le tribunal de commerce de Lyon a homologué la reprise de Kem One par l'industriel Alain de Krassny.

Il faut dire que le suspense avait été largement éventé : tous les acteurs du dossier s'étaient déclaré favorable. Et qui plus est, l'autre candidat à la reprise, le fonds d'investissement américain OpenGate, s'est retiré hier. Un retrait de pure forme : OpenGate sera associé à Alain de Krassny au capital et dans la gestion du groupe chimique.

Car Alain de Krassny, 72 ans, a une expérience certaine en la matière : il a déjà remonté, avec succès, une société similaire, Donau Chemie en Autriche. "Alain de Krassny apportera son expérience industrielle et Opengate des moyens financiers importants", a résumé l'un des associés du fonds américain.

1.300 emplois sauvés, peut-être même 25.000

"On revient de chez les morts" , a lâché le représentant FO. Car la liquidation de Kem One aurait mis 1.300 salariés au chômage et, par effet domino, aurait touché 10.000 emplois dans la pétrochimie, jusqu'à 25.000 selon les syndicats.
Là, seuls 97 postes sont supprimés. 

Kem One est né à l'été 2012 de la vente par Arkema de son pôle vinylique au financier américain Gary Klesch, pour un euro. Le groupe emploie 2.600 personnes dans le monde, dont 1.780 en France, principalement en Rhône-Alpes et en Paca, pour un chiffre d'affaires de 1,1 milliard d'euros.    Seules les activités amont (chlorochimie et production de PVC) ont été placées en redressement judiciaire. Gary Klesch s'est cependant engagé à céder l'aval (fabrication de tubes et profilés en PVC) pour un euro au repreneur.

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