Justice : comment l'ADN révolutionne les enquêtes policières

Le procès du meurtre en 2002 de la jeune banquière Elodie Kulik s'ouvrira jeudi 21 novembre grâce à l'identification d'un suspect dix ans après les faits. Un avancement permis grâce à la révolution de l'ADN.

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On l'appelle la reine des preuves : il s'agit de l'ADN, le code-barres génétique de chaque individu, qui représente aujourd'hui le passage obligé de chaque investigation. L'ADN n'a que trente ans mais représente une véritable révolution. Chaque mois, un laboratoire de la Police nationale à Écully (Rhône) reçoit plus de 4 000 scellés. "On sent une giclure, cela peut être l'agresseur qui s'est blessé, il a pu saigner sur le vêtement de la victime", explique Virginie Colas, technicienne principale de Police technique et scientifique. Il faut prendre énormément de précautions. "On ne va jamais chercher l'objet avec des gants de l'extérieur puisqu'on va polluer tout l'ADN de l'extérieur sur le scellé".

La contamination de l'ADN, la hantise de la police scientifique

La contamination de l'ADN par des éléments extérieurs représente une véritable hantise pour la police scientifique. Témoin, le fiasco de l'affaire Grégory Villemin, qui a débuté en octobre 1984. Le corps du jeune garçon est récupéré à mains nues et, des années plus tard, les indices sont inexploitables.

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Un expert scientifique en médecine légale collecte des empreintes ADN à l\'l\'Institut de recherches criminelles de la gendarmerie nationale, installé à Pontoise, le 19 mai 2015.
Un expert scientifique en médecine légale collecte des empreintes ADN à l'l'Institut de recherches criminelles de la gendarmerie nationale, installé à Pontoise, le 19 mai 2015. (MARTIN BUREAU / AFP)