Jean-Claude Romand, le faux médecin condamné pour le meurtre de cinq membres de sa famille, est sorti de prison

Condamné à la perpétuité en 1996 pour le meurtre de son épouse, de leurs deux enfants et de ses propres parents, l'ancien faux médecin a bénéficié d'une libération conditionnelle.

Jean-Claude Romand, lors de son transfert à la prison de Bourg-en-Bresse en 1994.
Jean-Claude Romand, lors de son transfert à la prison de Bourg-en-Bresse en 1994. (BALFIN JEAN PIERRE / MAXPPP)

Jean-Claude Romand, condamné pour avoir tué cinq membres de sa famille en 1993, est sorti de la prison de Saint-Maur (Indre) vendredi 28 juin. Il a quitté l'établissement vers 3h30, dans un véhicule banalisé. Sa demande de libération conditionnelle avait été acceptée jeudi 25 avril en appel, après que le tribunal d'application des peines de Châteauroux l'avait d'abord rejetée le 8 février.

Jean-Claude Romand avait menti pendant des années, affirmant être médecin à l'OMS à Genève (Suisse). Il avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en 1996 pour avoir tué sa femme, ses deux enfants et ses parents en 1993. L'homme faisait vivre sa famille en escroquant ses proches et ses amis : il prétendait placer leurs économies en Suisse. Jean-Claude Romand était passé à l'acte au moment où plusieurs personnes de son entourage avaient découvert l'imposture.

Il était libérable depuis 2015, après une période de sûreté de 22 ans, mais ses demandes de libération avaient jusqu'ici étaient rejetées.

Il a rejoint une communauté religieuse de l'Indre

Selon le parquet général, Jean-Claude Romand a interdiction d'entrer en contact avec les victimes et les parties civiles, de se rendre dans les régions Île-de-France, Bourgogne-Franche-Comté et Auvergne-Rhône-Alpes. Il doit aussi s'abstenir "de toute communication médiatique relative aux crimes pour lesquels il a été condamné", "réparer en tout ou partie" les dommages qu'il a causés et "se soumettre à des mesures d'examen médical, de traitement ou de soins."

Aujourd'hui âgé de 65 ans, il a rejoint un établissement religieux de l'Indre, selon France Bleu Berry, où il sera placé sous surveillance électronique pendant une période probatoire de deux ans, avant d'être soumis pendant dix ans à des mesures d'assistance et de contrôle. Dans cette abbaye, Jean-Claude Romand devrait s'occuper du jardin et donner des cours d'informatique, selon le magazine Complément d'enquête.