"Il y a 1.000 postes vacants de magistrats en France"

De nombreux magistrats font leur rentrée cette semaine. Une reprise sous le signe du manque d'effectifs et de moyens. Les postes vacants sont légions.

 Virginie Duval, présidente de l\'Union syndicale des magistrats (USM)
Virginie Duval, présidente de l'Union syndicale des magistrats (USM) (JACQUES DEMARTHON / AFP)

"Partout, on a une pénurie", a déclaré Virginie Duval, présidente de l'Union syndicale des magistrats (USM) vendredi sur franceinfo. "La Chancellerie est au courant, et elle répartit, partout sur l'ensemble du territoire, cette pénurie", a-t-elle précisé.

Quel est l'impact pour les justiciables ?

"L'attente. On est obligés de prioriser les contentieux. Quand cela porte atteinte à la santé, à la sécurité des enfants, ou à la liberté individuelle des incarcérés, c'est plus urgent que d'autres contentieux. C'est difficile d'expliquer ça aux justiciables."

Les postes vacants concernent-ils tout le monde ?

"Tous les personnels sont impactés. On sait qu'il y a 1.000 postes vacants de magistrats en France. Cela porte aussi sur les greffiers, il y a deux fois moins de greffiers en France que la moyenne européenne, deux fois moins de juges et quatre fois moins de procureurs. On fonctionne sur trois pattes au lieu de quatre roues. On est vraiment en difficulté partout."

Les recrutements massifs des dernières années ne suffisent pas ?

"Il y a eu un effort considérable pour le recrutement sauf que les magistrats sont formés pendant 31 mois, donc il y a un délai. Il y a des recrutements massifs, l'Ecole de la magistrature accueille sa plus grosse promo jamais connue, mais ils compensent à peine les départs en retraite. On est moins aujourd'hui qu'en 2009."

Virginie Duval, présidente de l'Union syndicale des magistrats (USM) : "On fonctionne sur trois pattes au lieu de quatre roues. On est vraiment en difficulté partout"
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