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Henri Guaino ciblé par une enquête préliminaire après ses propos sur le juge Gentil

Mise en examen de Nicolas Sarkozy, la suite. Le parquet de Paris a donc ouvert une enquête préliminaire ce jeudi après la plainte de l'USM contre Henri Guaino pour "outrage à magistrat". Après la mise en examen de Nicolas Sarkozy dans le cadre de l'affaire Bettencourt, le député UMP avait notamment dit que la décision du juge Gentil "salissait la France".
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Radio France
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 (Maxppp)

Les réactions de nombreux élus de droite avaient été virulentes à l'encontre de Jean-Michel Gentil, l'un des trois juges responsables de la mise en examen de Nicolas Sarkozy fin mars dans le cadre de l'affaire Bettencourt. Mais c'est la déclaration d'Henri Guaino qui avait provoqué le plus de malaise dans les rangs des magistrats.

"Je conteste la façon dont il (le juge) fait son travail, je la trouve indigne. Je le dis. Je trouve qu'il a déshonoré un homme, il a déshonoré les institutions et il a aussi déshonoré la Justice" (Henri Guaino sur Europe 1)

Des propos qui valent à l'ex-conseiller spécial de l'ex-président de la République de faire l'objet d'une enquête préliminaire du parquet de Paris depuis ce jeudi matin. Elle est menée par la Brigade de répression de la délinquance sur la personne. La décision intervient quelques heures seulement après le dépôt d'une plainte par l'Union synidcate des magistrats.

"Outrage à magistrat" ou "liberté d'expression" ?

L'USM dénonce dans un communiqué un "outrage à magistrat et discrédit jeté sur une décision de justice ". Deux délits passibles de un an de prison et 15.000 euros d'amende pour le premier et six mois de prison et 7.500 euros pour le second. 

De son côté, Henri Guaino a invoqué à plusieurs reprises la liberté d'expression. "Je maintiens ces propos. Je n'en ai pas le droit ? Je n'ai pas injurié le juge (...) Je n'ai pas employé de mots excessifs, j'ai eu un jugement très dur. Je maintiens ce jugement très dur ", avait notamment déclaré l'ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy sur BFM TV.

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