Forte réaction des détenus à l'arrivée de Salah Abdeslam à Fleury Mérogis

Salah Abdeslam a vécu sa première journée comme détenu à la prison de Fleury Mérogis. Mercredi, les détenus ont fortement réagi quand le dernier membre du commando du 13 novembre a pénétré dans la prison.

(Le fourgon cellulaire qui transportait Salah Abdeslam devant l'entrée de Fleury Mérogis © MaxPPP)

 Le dernier membre du commando du 13 novembre est désormais à l’isolement et passera 23 heures par jour dans sa cellule sous haute surveillance. A son arrivée, mercredi soir, à Fleury-Mérogis, la plus grande prison d’Europe, les détenus ont fortement réagi quand Salah Abdeslam a pénétré dans la prison.

Des "Allah Akbar" fusent, sans que l'on sache d'où ils proviennent

"Quand il est arrivé à Fleury, on a tous été surpris de la réaction des détenus ", confie un surveillant qui veut garder l’anonymat. Hier, vers 19h20, quand Salah Abdeslam franchit sous escorte les grilles de Fleury Mérogis, les détenus entament une bronca de plusieurs minutes où se mêlent cris de colère, sifflets, huées mais aussi applaudissements... Certains détenus scandent "Allah Akbar", sans que l’on sache si ce sont les cris de la soixantaine de détenus radicalisés que compte la prison.

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A Fleury comme dans d’autres établissements, l’arrivée de personnalités connues ou médiatisées à l’extérieur de la prison provoquent souvent des réactions parmi les futurs co-détenus. Pour la direction et les huit gardiens de l’établissement pénitentiaire affectés 24h/24h à la surveillance de Salah Abdeslam, ces cris rappellent surtout que le niveau de la menace à l’encontre du détenu Abdeslam est élevé au sein même des murs de la prison.

Certains détenus radicaux sont une menace pour Abdeslam

Selon plusieurs sources, l’EMS 3 (le service de renseignement de la Pénitentiaire) redoute que des détenus radicaux de Fleury ne s’en prennent à Salah Abdeslam s’ils en trouvent la moindre occasion : "La menace est réelle et elle a été exprimé , explique un surveillant, c’est pourquoi l’isolement d’Abdeslam était l’unique condition pour assurer sa protection vis-à-vis de lui-même comme de ses futurs codétenus ".