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Évreux : une restauratrice suspectée de "réduction en servitude" et travail dissimulé

La propriétaire d'un restaurant de spécialités africaines à Évreux, dans l'Eure, a été placée en garde à vue puis relâchée, dans le cadre de soupçons de "réduction en servitude" et travail dissimulé sur une Camerounaise, a rapporté, dimanche, France 3 Normandie.

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Radio France
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Voiture de police, le 20 décembre 2012. (photo d'illustration) (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

La propriétaire d'un restaurant de spécialités africaines à Évreux, dans l'Eure, est soupçonnée de "réduction en servitude" et travail dissimulé. Elle a été interpellée et placée en garde à vue samedi 31 décembre, avant d'être remise en liberté dimanche 1er janvier, a rapporté France 3 Normandie.

Cette femme aurait employé une Camerounaise en situation irrégulière et abusé de sa situation de dépendance pendant dix mois. La restauratrice faisait travailler son employée, chaque jour, de 10h à minuit pour un salaire mensuel de 600 euros. La plaignante était logée dans le restaurant, sur un matelas posé au sol. La patronne lui aurait également confisqué son passeport.

Une dispute à l'origine de la plainte

Samedi 31 décembre, les deux femmes se seraient disputées. La patronne aurait refusé de donner des congés à son employée, à moins qu'elle ne lui rembourse les dix mois de salaires perçus. La restauratrice l'aurait alors enfermé à clé dans l'établissement. Cependant, la plaignante est parvenue à s'échapper par l'arrière de l'établissement. Elle s'est rendue directement au commissariat d'Évreux pour parler de sa situation.

Les enquêteurs de la brigade de sûreté départementale de l'Eure ont procédé à des vérifications sur place et auprès d'une autre salariée. Ils ont pu constater les conditions de vie de la victime. Ils ont alors décidé d'interpeller sa patronne et l'ont placée en garde à vue. Elle a ensuite été libérée dimanche.

La restauratrice reconnaît le travail dissimulé mais nie la "réduction en servitude". Elle nie avoir profité de la vulnérabilité et de la situation de dépendance de la victime. L'enquête se poursuit.

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