Dordogne : le greffier de Périgueux condamné pour provocation à la haine raciale a été révoqué de ses fonctions

Le quadragénaire avait publié des tweets suprémacistes "pour une ligne de défense blanche européenne" publiés entre février et juillet 2021. 

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avec France Bleu Périgord - franceinfo
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Photo d'illustration du tribunal de Périgueux. (THEO CAUBEL / RADIO FRANCE)

Le greffier de Périgueux qui a été condamné pour provocation à la haine raciale le 28 octobre dernier a été révoqué de ses fonctions, révèle France Bleu Périgord lundi 29 novembre. Le conseil de discipline de la Direction des services judiciaires s’est réuni le 5 novembre et le garde des Sceaux a pris un arrêté attestant de cette révocation le 25 novembre dernier, date de sa condamnation devant le tribunal de Brive.

Le service communication du ministère de la Justice précise à France Bleu Périgord que "les greffiers sont des fonctionnaires relevant d'un statut particulier de la fonction publique" et qu'ils prêtent serment : "Je jure de bien et loyalement remplir mes fonctions et de ne rien révéler ou utiliser de ce qui sera porté à ma connaissance à l'occasion de leur exercice. Les greffiers doivent exercer leurs fonctions avec loyauté, dignité, impartialité, intégrité et probité."

Des tweets suprémacistes

L'ancien militaire de 41 ans a été interpellé sur son lieu de travail le 27 juillet 2021 et placé en garde à vue pour des tweets suprémacistes "pour une ligne de défense blanche européenne" publiés entre février et juillet 2021. Il écrivait notamment "vivement la remigration", "France d'abord, blanche toujours", "mieux vaut être fasciste que pédé" ou encore souhaitant que "les policiers fassent usage de leurs armes, en dépit des ordres reçus et du cadre légal et tout cela cessera".

Lors de l'audience qui se tenait devant le tribunal de Brive le quadragénaire avait refusé de s'exprimer pendant son procès, comme la loi l'y autorise. Mais il avait expliqué lors de ses auditions préalables qu'il s'agissait "d'humour mal compris". Il a été condamné à quatre mois de prison avec sursis et 2 000 euros d’amende. Il devra également verser 1 500 euros à la Licra, partie civile dans cette affaire et devra suivre un stage de citoyenneté dans les six mois, à ses frais.

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