"Il est évident qu'on allait lui poser un certain nombre de questions", assure l'avocat de Jean-Marc Reiser, mis en examen dans la disparition de Sophie Le Tan

Alors que Jean-Marc Reiser, 58 ans, est mis en examen pour assassinat, enlèvement et séquestration à Strasbourg, dix jours après la disparition de l'étudiante de 20 ans, son avocat, Eric Braun, fait part sur franceinfo de son sentiment sur l'accusé.

Le domicile de la famille de Sophie Le Tan, 19 ans, disparue à Schiltigheim (Bas-Rhin) le 7 septembre 2018.
Le domicile de la famille de Sophie Le Tan, 19 ans, disparue à Schiltigheim (Bas-Rhin) le 7 septembre 2018. (VINCENT VOEGTLIN / MAXPPP)

Jean-Marc Reiser, 58 ans, est mis en examen pour assassinat, enlèvement et séquestration à Strasbourg, dix jours après la disparition de Sophie Le Tan, une étudiante de 20 ans. Son avocat, Eric Braun, se dit "surpris" : "Je n'avais pas entendu parler de lui depuis de très nombreuses années", indique-t-il jeudi sur franceinfo. Il reconnaît cependant qu'il est "évident" que des questions lui soient posées.

Déjà condamné pour viol

"Vu le passé judiciaire de ce garçon, dans la mesure où il était dans la périphérie d'une jeune femme qui a disparu avec les circonstances que vous avez rappelées, il est évident qu'on allait lui poser un certain nombre de questions", a expliqué l'avocat qui a défendu Jean-Marc Reiser lors d'une autre affaire de disparition en 1987, pour laquelle ce dernier a été acquitté car "il n'y avait pas assez d'éléments dans ce dossier pour faire condamner qui que ce soit".

Jean-Marc Reiser a été poursuivi après la disparition d'une femme qui faisait du porte-à-porte mais a été acquitté. Il a également déjà été condamné pour viol. Dans cette nouvelle affaire, une perquisition effectuée dans son appartement a révélé l'existence de traces de sang dont l'ADN a été attribué à l'étudiante de 20 ans qui n'a toujours pas été retrouvée, a indiqué mardi soir le procureur de la République à Strasbourg, Yolande Renzi.

"Je n'ai pas le souvenir de quelqu'un de froid et glacial"

L'avocat de Jean-Marc Reiser le décrit comme "quelqu'un d'intelligent, dans le sens qu'il avait fait aussi des études supérieures". Lors de la première affaire de disparition, "il participait bien à sa défense, il comprenait le dossier, il comprenait le sens des questions, il était plutôt cordial et on n'avait aucun problème de communication d'aucune sorte. Je n'ai pas le souvenir de quelqu'un de froid et glacial".