Disparition d'Estelle Mouzin : l'alibi de Michel Fourniret contredit par son ex-femme est "une nouvelle importante", salue l'avocat de la famille de la fillette

Me Didier Seban affirme que demander à "Monique Olivier de commettre des actes qui permettaient pour lui d’avoir un alibi", "ça fait partie du parcours et de l’attitude habituels de Michel Fourniret".

Michel Fourniret et Monique Olivier, son ex-épouse.
Michel Fourniret et Monique Olivier, son ex-épouse. (YVES BOUCAU/EPA/MAXPPP - DENIS CHARLET/AFP)

"C’est une nouvelle importante", salue au micro de franceinfo l'avocat de la famille d’Estelle Mouzin, Me Didier Seban, alors que Monique Olivier, l’ancienne femme de Michel Fourniret, a contredit jeudi 21 novembre, l'alibi fourni par le tueur en série. Il avait expliqué avoir appelé son fils depuis son domicile de Sart-Custinne, en Belgique, au moment de la disparition d’Estelle Mouzin à Guermantes (Seine-et-Marne) le 9 janvier 2003. Monique Olivier a affirmé jeudi devant la juge chargée de l'enquête avoir elle-même passé cet appel à la demande de son mari, qui n'était pas chez lui à ce moment-là.

"Michel Fourniret, très souvent, a demandé à Monique Olivier de commettre des actes qui permettaient pour lui d’avoir un alibi ou une bonne raison de ne pas être sur un lieu criminel, donc ça fait partie du parcours et de l’attitude habituels de Michel Fourniret", poursuit l’avocat qui demandait depuis longtemps que la piste Fourniret soit étudiée. "Michel Fourniret dit, depuis le départ, 'je n‘avouerai que si les enquêteurs travaillent et si vous m’apportez les éléments'. C’est sa perversité. Il joue avec les enquêteurs, il joue avec la justice. Et quand il sent qu’il y a une vraie enquête et des éléments qui viennent, il y a des choses qui avancent", assure Me Seban.