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Dieudonné contraint par la justice de retirer deux passages d'une vidéo sur internet

Le tribunal de grande instance de Paris a notamment estimé, mercredi, que l'un des passages constituait une contestation de crimes contre l'humanité.

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France Télévisions
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Capture d'écran d'une vidéo de l'humoriste Dieudonné intitulée "2014 sera l'année de la quenelle", publiée le 31 décembre 2013, sur YouTube. ( YOUTUBE / FRANCETV INFO )

Ce n'est qu'une première étape, prévient l'Union des étudiants juifs de France (UEJF). La justice a ordonné à l'humoriste controversé Dieudonné, mercredi 12 février, de retirer deux passages de la vidéo "2014 sera l'année de la quenelle", diffusée sur son compte YouTube.

Dans cette vidéo litigieuse, Dieudonné déclarait notamment : "Moi, les chambres à gaz, j'y connais rien. Si tu veux vraiment, je peux t'organiser un rencard avec Robert", en allusion à l'historien négationniste Robert Faurisson. Saisi en référé (procédure d'urgence), le tribunal de grande instance de Paris a estimé que ce passage constituait une contestation de crimes contre l'humanité.

Une astreinte de 500 euros par jour

Dans son ordonnance, le magistrat considère que "l'humour invoqué" par la défense de Dieudonné "n'apparaît que comme le moyen de véhiculer publiquement des convictions en 'testant les limites de la liberté d'expression' – en l'espèce dépassées – et non comme le ressort d'un sketch comique et provocateur dont les excès pourraient être admis".

La décision prévoit une astreinte de 500 euros par jour de retard constaté pour chacun des passages si Dieudonné ne les retire pas dans un délai de cinq jours à compter de la signification de l'ordonnance.

L'UEJF annonce de nouvelles actions

L'UEJF, à l'origine de cette action visant à obtenir le retrait de cette vidéo, compte à présent saisir le parquet "pour que les poursuites pénales qui s'imposent soient engagées à son initiative", a déclaré l'avocat de l'association, Stéphane Lilti. L'UEJF va aussi demander à YouTube de "se rapprocher des associations pour voir dans quelles conditions ils respecteront à l'avenir leurs obligations légales".

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