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Deux ans de prison avec sursis requis contre Jean-Luc Lahaye

Le procès du chanteur Jean-Luc Lahaye, icône de la chanson française des années 80, se tient à huis-clos ce lundi à Paris. A 62 ans, l'interprète de "Papa chanteur" doit répondre une nouvelle fois de corruption de mineure après avoir tenté d'attirer une jeune fille sur internet.
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Radio France
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 (A 62 ans, Jean-Luc Lahaye doit répondre de corruption de mineure © Maxppp)

Chemise blanche et jean noir, Jean-Luc Lahaye se montre quelque peu surpris de devoir répondre aux questions de la présidente du tribunal qui lui demande de décliner son identité, son adresse et sa profession. "Je suis artiste ", répond le chanteur qui a connu son heure de gloire dans les années 80. C'est là le seul épisode de ce procès qui sera publiquement connu. Le tribunal a en effet prononcé le huis-clos juste après, à la demande des représentants de la victime, absente des débats ce lundi. Tout juste sait-on que le parquet a requis deux ans de prison avec sursis à son encontre, retenant les charges de corruption de mineur de moins de quinze ans et détention d'images pornographiques de mineur de moins de quinze ans.

Première condamnation en 2007

A 62 ans, l'interprète de "Papa chanteur" doit répondre de corruption de mineure. Ce n'est pas la première fois qu'il se retrouve devant la Justice pour ce type d'affaire. Il a été condamné en 2007 à 10.000 euros d'amende pour avoir fait une proposition sexuelle à une mineure de moins de 15 ans, et pour détention d'images pédopornographiques.

Mais, cette fois, Jean-Luc Lahaye nie les faits qui remontent à 2013 et assure n'avoir "jamais eu d'addiction ni d'attirance pour les mineurs ". "Elle ne lui a jamais caché son âge, c'est lui qui aurait dû être un peu plus regardant ", a déclaré Me Thomas Desrousseaux, avocat de la partie civile, avant l'ouverture du procès. Les parents de la jeune fille, qui avait 14 ans et demi au moment des faits, n'ayant pas souhaité porter plainte, "elle est représentée par une administratrice ad hoc ".

Une "haine à l'égard de Jean-Luc Lahaye " (avocat)

L'avocat du chanteur souligne qu'il s'agit là d'une "relation sexuelle virtuelle " et estime qu'il existe une "haine ", vis-à-vis de son client. Plusieurs associations de défense des enfants, comme "Innocence en danger", "Fondation pour l'enfance" ou encore "La voix de l'enfant"; se sont constituées partie civile. Le tribunal rendra sa décision le 18 mai.

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