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Des expertises psychologiques fragilisent les accusatrices de Georges Tron

Deux femmes avaient porté plainte en juin 2011 contre le député-maire de Draveil (Essonne), alors secrétaire d'Etat à la Fonction publique.

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France Télévisions
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Georges Tron, à Villeurbanne (Rhône), le 12 avril 2011. (PASCAL FAYOLLE / SIPA )

"Le sujet peut facilement être fasciné""le discours de la personne est marqué par une hyper expressivité" : les deux femmes qui ont porté plainte en juin 2011 contre Georges Tron, le député-maire de Draveil (Essonne), pour "viols et agressions sexuelles en réunion" sont fragilisées par les expertises des psychologues. "C'est peut-être la première victoire de Georges Tron", commente RTL, qui révèle l'information mercredi 11 janvier. 

Les conclusions de l'expertise favorables à Georges Tron

Accusé par ailleurs d'être un fétichiste du pied par les victimes présumées, Georges Tron a lui aussi fait l'objet d'une expertise psychologique, laquelle contredit cette accusation.

"Cet examen n'a permis de retenir aucun élément qui aurait indiqué une évolution sexuelle problématique, ou qui aurait révélé l'existence d'éléments évoquant une organisation psychique perverse de la personnalité [...] dans le registre du fétichisme du pied", indique le rapport des deux experts, publié par RTL. 

Les plaignantes demandent une contre-expertise

Concernant l'une des plaignantes, Eva, le rapport indique qu'"il semblerait qu'elle retire des bénéfices secondaires de sa position de victime, et on peut craindre une réelle survictimation". Quant à la seconde, Virginie, "elle demande à être vengée, veut la mort sociale de celui qu'elle accuse", ont noté les psychiatres qui n'ont par ailleurs relevé "aucune séquelle sexuelle de cette affaire chez la plaignante". 

L'avocat des plaignantes, Gilbert Collard, a demandé l'annulation de ces premiers examens ainsi que la tenue d'une contre-expertise, d'après le site internet de RTL. 

La plainte des deux femmes, anciennes employées de la mairie de Draveil, avait débouché sur la mise en examen de l'ancien ministre en juin 2011. Georges Tron avait démissionné de son poste de secrétaire d'Etat à la Fonction publique, à la fin du mois de mai. 

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