Des "dames pipi" parisiennes déboutées de leur procédure d'urgence

Le conseil des Prud'hommes de Paris a débouté mardi de leur procédure d'urgence six "dames pipi" des monuments parisiens. Elles réclament d'être reprises par le nouveau gestionnaire de plusieurs toilettes.

(Mobilisation de "dames pipi" parisiennes en juillet dernier © Maxppp)

Le 1er juillet dernier, la gestion de plusieurs toilettes de hauts lieux touristiques parisiens a changé de mains. Depuis cette date, onze "dames pipi" se sont retrouvées sans emploi, neuf d'entre elles ont saisi la justice pour obtenir d'être re-employées par cette nouvelle société baptisée Sarivo PointWC (2theloo). Ce mardi, le conseil des Prud'hommes de Paris a débouté la procédure d'urgence de six d'entre elles. La décision concernant les trois autres sera connue le 28 octobre. Les Prud'hommes estiment que cette affaire ne mérite pas cette mesure d'urgence, pas de référé.

L'avocat des anciennes employées a indiqué qu'elles allaient faire appel. "Nous allons même solliciter l'autorisation d'assigner en appel à jour fixe (...) pour que l'affaire soit examinée le plus rapidement possible ", au mieux "dans quelques semaines ", a dit Maître Fiodor Rilov. 

L'avocat de plusieurs de ces "dames pipi", Maître Fiodor Rilov, dénonce une situation insupportable et va donc faire appel
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La mairie de Paris envisage de recruter les "dames pipi"

Le syndicat FO souhaite "qu'on trouve le moyen de maintenir leur salaire jusqu'à la décision ". "On va donc solliciter l'ancien employeur Stem ", ainsi que la mairie de Paris "qui doit nous apporter une solution rapide par rapport à l'avenir professionnel de ces salariés ", conclut-elle. 

La mairie de Paris avait indiqué qu'elle trouverait "une solution " pour "qu'aucune salariée ne reste sur le carreau ". Ce mardi elle réitère son engagement "vers une solution professionnelle stable " pour les onze employés privées d'emploi à la suite d'un changement de prestataire, y compris par "l'intégration dans les effectifs de la ville " si nécessaire.