Des aménagements ordonnés à Calais : un "procès injuste" pour Cazeneuve

La justice a ordonné ce lundi à l'Etat et à la ville de réaliser divers aménagements sanitaires dans la "Jungle" de Calais, où vivent quelque 6.000 migrants et ce dans un délai de huit jours. Une décision contestée par le ministre de l'Intérieur mais applaudie par les associations.

(La "Jungle" de Calais début octobre © REUTERS / Pascal Rossignol)

 "Ce que je constate, c'est que tout ce que le tribunal administratif demande que nous fassions, nous avons décidé de le faire avant qu'il nous le demande " a réagi Bernard Cazeneuve. "Et nous lui avons dit au moment où il a auditionné nos commissaires".  Le ministre de l'Intérieur dénonce donc un "procès injuste " car selon lui, "au moment où les associations ont engagé la procédure judiciaire (qui a conduit à cette décision) elles avaient été informées par mes soins de ce que j'avais l'intention de faire". 

"Ce ne sont pas les critiques qui me choquent. Ce qui me choque c'est un procès injuste" (Bernard Cazeneuve avec Eric Albert)
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Si Bernard Cazeneuve parle "d'intention de faire ", Anne-Lise Denoeud, juriste chez Médecins du monde, se réjouit de l'aspect contraignant pour l'administration de la décision du tribunal qui est une "véritable victoire " : "Toutes les mesures qui tendent à mettre fin à l'insalubrité du campement doivent avoir un début de réalisation dans un délai de huit jours. Tout ça est sous astreinte de 100 euros par jour de retard". 

"Nous resterons vigilants à ce que les mesures et à ce que l'Etat aille plus loin, jusqu'à la disparition du bidonville" (MDM)
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