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Assassinat d'Antoine Sollacaro : les trois suspects mis en examen et écroués

Les trois hommes interrogés depuis mercredi à Marseille, soupçonnés du meurtre de l'avocat ajaccien Antoine Sollacaro en octobre dernier, ont été mis en examen jeudi soir, au terme de leur audition, et écroués. Deux d'entre eux ont été écroués pour assassinat. Tous trois avaient déjà eu affaire à la justice par le passé.
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Radio France
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96 heures de garde à vue et huit heures d'audition qui débouchent sur trois mises en examen. Les trois hommes entendus depuis jeudi après-midi par un magistrat de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) à Marseille, avaient été arrêtés samedi dernier à Paris pour deux d'entre eux, et près d'Ajaccio pour le troisième. Ils sont soupçonnés d'avoir participé à l'assassinat d'Antoine Sollacaro, avocat corse réputé, le 16 octobre dernier à Ajaccio.

Déjà condamnés

Deux d'entre eux, Mickaël Ettori et André Bacchiolelli ont été mis en examen pour assassinat et association de malfaiteurs ; ils étaient en liberté conditionnelle depuis octobre dernier après avoir été condamnés en 2010 à une peine de six ans de prison dans une affaire de drogue. Le troisième larron, Pascal Porri, a été mis en examen pour association de malfaiteurs ; lui aussi avait été condamné à une peine de six ans de prison en 2011 pour une tentative d'assassinat contre Alain Orsoni, ancien dirigeant nationaliste et aujourd'hui président du club de football de l'AC Ajaccio. Ils ont également été mis en examen pour recel de vol aggravé en bande organisée - l'assassinat par balle de l'avocat avait été perpétré par des hommes à moto, un engin volé.

La bande du Petit Bar

Les suspects, tous les trois âgés d'une quarantaine d'années, ont été écroués dans des établissements pénitentiaires distincts, conformément aux réquisitions du parquet. Ils feraient tous les trois partie de la bande dite du Petit Bar, du nom d'un troquet d'Ajaccio où avaient l'habitude de se réunir les proches de Jean-Jé Colonna, ancien parrain présumé du sud de la Corse, mort dans un accident de voiture en 2006.

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a félicité jeudi soir les forces de l'ordre, dénonçant par communiqué "un noyau de criminels ajacciens particulièrement dangereux" .

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