Cet article date de plus de quatre ans.

Arbitrage Tapie : Christine Lagarde renvoyée devant la Cour de justice de la République

Le pourvoi formé par la directrice du FMI a été rejeté ce vendredi par la Cour de cassation, ce qui implique une comparution de Christine Lagarde, ministre des Finances au moment des faits, devant la Cour de justice de la République.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
 (Le FMI garde sa confiance en Christine Lagarde malgré son renvoi devant la CJR © MaxPPP)

La Cour de cassation estime qu'il n'y a pas lieu d'attendre que les auteurs présumés du détournement de fonds soient jugés. Elle considère aussi, qu'en tant que ministre de l'Economie à l'époque des faits, Christine Lagarde a commis des manquements qui ont "rendu possible le détournement de fonds publics par des tiers."

A LIRE AUSSI ►►►La Cour de cassation confirme l'annulation de l'arbitrage Tapie

Il y a encore quelques semaines, Christine Lagarde plaidait "sa bonne foi". "J'ai toujours agi en accord avec la loi ", affirmait la directrice générale du Fonds monétaire internationale (FMI) aux  journalistes de ll'AFP à Washington. Mais l'ancienne ministre de l'Economie de Nicolas Sarkozy n'a pas convaincu les magistrats, ni ceux de la Cour de justice de la République qui avaient demandé son renvoi en décembre dernier, ni ceux de la Cour de cassation qui ont tranché ce vendredi.

Christine Lagarde est accusée de négligences qui aurait permis un détournement de fonds publics. La Cour de cassation fait référence aux 405 millions d'euros de l'arbitrage en faveur de Bernard Tapie, désormais considérés comme le résultat d'une fraude.

"La question de la bonne foi et du respect de la loi ne se pose pas", Me Patrick Maisonneuve, avocat de Christine Lagarde.
écouter

La défense de la patronne du FMI avançait deux arguments. Le premier défendait la nécessité de d'abord juger les auteurs présumés du détournement avant de statuer sur son cas. Le deuxième argument portait sur son choix en faveur de l'arbitrage, une voix privilégiée en toute bonne foi, sans connaitre l'envers des cartes. Le FMI a immédiatement annoncé qu'il gardait sa "confiance" à sa directrice générale.

Devant la Cour de justice de la République, Christine Lagarde risque jusqu'à un an de prison et 15.000 euros d'amende.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Justice

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.