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Après douze heures de garde à vue, Thomas Fabius ressort libre

Son train de vie est au cœur de l'enquête de l'Office central de répression de la grande délinquance financière.

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Thomas Fabius, lors de son arrivée au tribunal de grande instance de Paris, le 1er juin 2011. (BERTRAND GUAY / AFP)

Il est ressorti libre. Thomas Fabius a passé douze heures en garde à vue, mardi 15 décembre, dans les locaux de l'Office central de répression de la grande délinquance financière de la direction centrale de la police judiciaire. Les enquêteurs s'intéressent au train de vie du fils du ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

Thomas Fabius devrait être entendu par un juge "dans les semaines qui viennent", a déclaré son avocat Cyril Bonan, dans un communiqué diffusé peu avant 1 heure, dans la nuit de mardi à mercredi. Le parquet de Paris a ouvert en 2013 une information judiciaire pour faux, escroquerie et blanchiment, confiée aux juges d'instruction René Cros et Roger Le Loire.

"Cela fait quatre ans qu'il attendait ce moment"

Les enquêteurs s'intéressent à d'importants mouvements de fonds qui pourraient avoir transité sur les comptes de Thomas Fabius et à l'acquisition d'un appartement en 2012 pour sept millions d'euros. Cette transaction avait fait l'objet d'un signalement de la cellule antiblanchiment de Bercy, Tracfin. L'appartement de près de 300 m2, situé boulevard Saint-Germain, en plein cœur de Paris, a été perquisitionné mardi matin.

C'est la première fois que Thomas Fabius, 34 ans, est entendu dans cette affaire. "Cela fait quatre ans qu'il attendait ce moment", a affirmé son avocat. Il a précisé que son client avait "pu s'expliquer de manière complète et détaillée", "déterminé à faire reconnaître son innocence et à mettre fin à quatre ans de mises en cause injustifiées".

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