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Air cocaïne : les deux pilotes placés en détention provisoire

La juge marseillaise qui instruit l'enquête française a délivré un mandat d'amener pour les deux pilotes. Ceux-ci ont été interpellés à leur domicile par les gendarmes ce lundi matin. Le juge des libertés et de la détention, à Grenoble et Lyon, a décidé de les écrouer.
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Radio France
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 (Devant la maison de Pascal Fauret (photo d'archive) © MaxPPP)

L'un, Pascal Fauret, habite dans la banlieue de Lyon ; l'autre, Bruno Odos, vit en Isère. Tous deux vont être interrogés à Marseille - c'est là qu'est Christine Saunier-Ruellan, la juge qui instruit depuis février 2013 l'enquête sur ce vaste trafic de drogue transatlantique.

D'ici là, les deux hommes vont passer quelques jours en prison : ainsi en a décidé le juge des libertés et de la détention, à Grenoble et à Lyon. Les deux pilotes ont été écroués - en attendant leur transfert vers Marseille, et leur présentation à la juge. Bruno Odos sera entendu mardi, Pascal Fauret mercredi.

"Mauvaises habitudes"

L'avocat de Pascal Fauret, Me Jean Reinhart, s'est dit "surpris " de cette procédure : les deux pilotes avaient dit "publiquement qu'ils étaient disposés à se rendre à une convocation" de la justice. Même surprise exprimée par l'épouse du pilote, Sabine Fauret. 

Sabine Fauret : "Il y avait beaucoup de voitures autour de chez moi , comme si mon mari était l'ennemi numéro 1. C'est scandaleux !"
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L'avocat de Bruno Odos, Me Eric Dupond-Moretti, s'est dit, lui, "atterré " : "On avait demandé qu'on nous convoque mais il a fallu que les mauvaises habitudes l'emportent" .

Pascal Fauret et Bruno Odos, ce sont des les deux pilotes du Falcon 50 intercepté en mars 2013 en République dominicaine avec 680kg de cocaïne à bord. Ils ont été condamnés à 20 ans de prison en août dernier par la justice dominicaine, mais laissés libres. Ils ont alors pris la fuite.

Au-delà de cet épisode rocambolesque, l'affaire "Air cocaïne" remonte au début de l'année 2013. Les gendarmes avaient été alertés de "comportements suspects" de passagers d'un Falcon 50 qui avait atterri en décembre 2012 à Saint-Tropez. Un douanier en poste à Toulon était allé accueillir l'avion - avec à son bord Pascal Fauret et Bruno Odos. Il avait fait entrer sur le tarmac deux véhicules, qui avaient emporté dix valises. Deux autres déchargements avaient eu lieu, selon l'enquête, en 2012, et un autre était prévu en mars 2013.

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