Affaire Omar Raddad : la seconde requête en révision du jardinier marocain examinée jeudi

Selon France Bleu Provence, la Cour de Cassation se penche jeudi sur le dossier d'Omar Raddad, qui a fait une seconde demande de révision de sa condamnation.

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Radio France
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Omar Raddad, à Paris le 1er décembre 2008. (MEHDI FEDOUACH / AFP)

La deuxième requête en révision de la condamnation d'Omar Raddad sera examinée jeudi 25 novembre par la Cour de cassation, indique lundi France Bleu Provence. Désigné comme étant le coupable du meurtre de la riche héritière Ghislaine Marchal, en 1991, par le message "Omar m'a tuer" (sic) inscrit avec le sang de la victime, le jardinier marocain axe sa défense sur de nouvelles analyses d'un ADN trouvé sur deux portes et un chevron de la scène du crime.

"Aucune des quatre empreintes génétiques ne correspond à celle d'Omar Raddad", affirmait en juin dernier sur franceinfo l'avocate du jardinier, maître Sylvie Noachovitch. Deux ADN sont parfaitement exploitables et deux autres partiellement. "Ces traces génétiques auraient pu être été déposées par l'auteur de l'inscription, qui ne serait alors pas Mme Marchal mais potentiellement le véritable meurtrier", estime la défense d'Omar Raddad qui espère justifier des recherches complémentaires, notamment au sein de la famille de la victime.

Condamné en 1994, grâcié en 1996

Omar Raddad a été condamné en 1994 à 18 ans de réclusion criminelle, sans possibilité de faire appel à l'époque. Le jardinier a ensuite bénéficié d'une grâce présidentielle du président Chirac puis d'une libération conditionnelle en 1998.

Une première demande de révision avait été rejetée en 2002 dans cette affaire criminelle. Les révisions de condamnations pénales restent en effet rares en France dans les affaires criminelles : depuis 1945, une dizaine d'accusés seulement ont bénéficié de leur vivant d'une révision et d'un acquittement.

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