Affaire du chlordécone aux Antilles : le parquet de Paris requiert un non-lieu

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Justice : le parquet de Paris requiert un non-lieu dans l’affaire du chlordécone
Article rédigé par
F.Mathieux Guadeloupe la 1ère, Martinique la 1ère, L.Barbier - France 2
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Le non-lieu dans l'affaire du chlordécone aux Antilles provoque la colère de la population sur place. Ce pesticide, autorisé dans les bananeraies jusqu'en 1993, est soupçonné d'avoir déclenché une vague de cancers.

Le chlordécone a été massivement utilisé pendant plus de 20 ans en Guadeloupe et en Martinique. Ce produit phytosanitaire toxique était pulvérisé sur les champs de bananes pour lutter contre un insecte, le charançon. Le produit, qui a pollué les sols pour des centaines d’années, est accusé d’être à l’origine de nombreux cancers. Le parquet de Paris a demandé, jeudi 24 novembre, un non-lieu dans l’enquête sur l'empoisonnement à grande échelle.

Une vague de cancers de la prostate

Cette décision provoque la colère des habitants des îles. “Pour moi, c’est comme si c’était un crime contre l’humanité”, dit une femme. Le parquet considère que les faits sont prescrits. Pourtant, neuf habitants des Antilles sur dix ont des traces de chlordécone dans leur organisme. Le taux de cancers de la prostate y est le plus élevé au monde. Interdit à la fin des années 70 aux Etats-Unis, la substance reste autorisée aux Antilles jusqu’en 1993. L’avocat des victimes à l’origine des plaintes est scandalisé par la décision.   

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