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Affaire des "fadettes" : Bernard Squarcini renvoyé en correctionnelle

Comme demandé par le parquet, l'ancien patron de la DCRI sera jugé pour "collecte de données à caractère personnel par un moyen frauduleux, déloyal ou illicite" - il avait fait analyser les factures téléphoniques du journaliste du Monde Gérard Davet, et d'un conseiller du ministère de la Justice. Il risque jusqu'à cinq ans de prison et 300.000 euros d'amende.
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Radio France
Publié Mis à jour
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 (Philippe Wojazer Reuters)

Il y aura bien un procès des "fadettes" : Bernard Squarcini vient d'être renvoyé en correctionnelle. Conformément au réquisitions du parquet, les juges Sylvia Zimmermann et Alain Nguyen-The poursuivent l'ex-patron du renseignement pour "collecte de données à caractère personnel par un moyen frauduleux, déloyal ou illicite".

Que lui reprochent-ils ? D'avoir sollicité, en juillet 2010, "directement auprès des opérateurs téléphoniques les facturations détaillées des numéros de téléphones portables"  de Gérard Davet, journaliste au Monde , et de David Sénat, conseiller pénal du garde des sceaux de l'époque, Michèle Alliot-Marie.
L'idée était d'identifier l'informateur du journal, quand celui-ci avait publié les bons passages de l'audition de Patrce de Maistre, à propos de l'affaire Bettencourt, qui mettait en cause Eric Woerth, alors ministre du Budget.

"Déterminé et combatif"

Devant les juges, Bernard Squarcini a reconnu les faits. Selon l'ordonnance de renvoi, Squarcini a outrepassé ses fonctions. "M. Bernard Squarcini, malgré l'engagement pris lors de son interrogatoire  n'a pas pu produire le moindre document l'autorisant à rechercher des données personnelles individualisées" .

"Bernard Squarcini conteste sa responsabilité pénale" , a immédiatement fait savoir son avocat. "Nous sommes déterminés et combatifs."

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