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Affaire Chloé : encore de nombreuses zones d'ombre à dissiper

Alors que l'adolescente de 15 ans libérée vendredi était entendue ce dimanche par les enquêteurs, Edouard Chaulet, le maire Front de gauche de Barjac s'interroge sur le manque de suivi de son ravisseur.Lundi,le procureur d'Offenburg et le chef de la police locale tiendront une conférence de presse pour donner des détails sur les circonstances de l'arrestation du ravisseur présumé.
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Radio France
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  (Maxppp)

"C'est important qu'elle soit entendue rapidement pour qu'elle puisse entamer son travail de reconstruction ", expliquait dimanche le colonel Pierre Poty, à la tête du Groupement de gendarmerie du Gard qui entendait dans l'après-midi l'adolescente de 15 ans retrouvée vendredi à Offenbourg en Allemagne, ligotée dans le coffre d'une voiture dont le conducteur de 32 ans avait déjà été condamné en France pour violences et agression sexuelle. Lundi, le procureur d'Offenburg et le chef de la police locale devraient tenir une conférence de presse pour donner davantage de détails sur les circonstances de l'arrestation du ravisseur présumé.

Défaillances dans le suivi du ravisseur

Après son retour samedi dans son village de Barjac, des questions sur les circonstances de son enlèvement restaient en suspend. Y-a-t-il eu
défaillance des services de l'Etat dans le suivi du ravisseur présumé de la
jeune Chloé? L'homme suspecté d'avoir enlevé l'adolescente avant d'être arrêté vendredi
avait été condamné à 3 ans de prison ferme pour agression sexuelle. Sorti de
prison en septembre, il ne s'était pas présenté à une convocation du service
pénitentiaire d'insertion et de probation. Une situation qui
n'aurait pas du rester sans réponse, estime Edouard Chaulet, maire Front de gauche
de Barjac, le village où réside la famille de l'adolescente. 

Chloé Rodriguez qui a
regagné son domicile ce samedi va être entendue cet après-midi par les
enquêteurs. Elle sera interrogée par des gendarmes spécialisés dans
l'audition de mineurs qui vont filmer et enregistrer son témoignage dans le
cadre d'une procédure spéciale baptisée "Mélanie ". "Le principe
est de laisser parler les victimes, de ne pas leur poser de question trop
directe et de ne pas les brusquer" précise une source judiciaire.

 

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