Les Suisses disent largement non à la limitation de la libre-circulation avec l'UE

Selon un sondage, les électeurs ont rejeté à 63% l'initiative lancée par l'Union démocratique du centre, parti de droite populiste.

Les militants du parti suisse SVP se réunissent dans un restaurant, dimanche 27 septembre 2020, à Rothrist, en Suisse.
Les militants du parti suisse SVP se réunissent dans un restaurant, dimanche 27 septembre 2020, à Rothrist, en Suisse. (PETER SCHNEIDER / AP / SIPA)

Les Suisses ont dit "non". Ils ont refusé à une large majorité, dimanche 27 septembre, une initiative de la droite populiste qui aurait limité l'immigration des ressortissants de l'Union européenne, selon les projections publiées peu après la clôture des bureaux de vote.

Selon l'institut de sondage gfs-Bern, les électeurs ont rejeté à 63% l'initiative dite de limitation lancée par l'Union démocratique du centre (UDC), le premier parti du pays mais à laquelle s'opposaient l'ensemble des autres forces politiques ainsi que le monde économique.  Le parti de la droite populiste militait pour une "immigration maîtrisée"estimant que la Suisse "subit une immigration incontrôlée et démesurée" et que les "emplois sont menacés"

Des craintes économiques

L'UDC proposait ainsi de résilier l'Accord sur la libre circulation des personnes signé en 1999 avec l'Union européenne. Mais les autres partis se sont fermement prononcés en faveur de frontières ouvertes avec une UE qui est le plus important partenaire commercial de la Suisse. Les régions frontalières dépendent fortement de la main d'oeuvre venue des pays voisins membres de l'UE.

Les Suisses ont par ailleurs voté en faveur d'un congé paternité de 2 semaines. Ils devancent ainsi leurs voisins français. Le gouvernement a récemment proposé d'allonger le congé paternité de 14 à 28 jours. Selon l'Elysée, la réforme devrait entrer en vigueur à la "mi-2021".