Homophobie dans les stades : Didier Deschamps soutient Noël Le Graët, "qui a toujours lutté contre les discriminations"

Le sélectionneur de l'équipe de France a pris la parole après les propos controversés du président de la Fédération française de football. 

Didier Deschamps et Noël Le Graët au Konya Stadium (Turquie), le 8 juin 2019. 
Didier Deschamps et Noël Le Graët au Konya Stadium (Turquie), le 8 juin 2019.  (FRANCK FIFE / AFP)

Le président de la Fédération française de football, Noël Le Graët, a "toujours lutté contre toutes les discriminations dans le football", a assuré, mardi 10 septembre, le sélectionneur Didier Deschamps. Plus tôt, le dirigeant de la FFF avait considéré qu'arrêter des matchs pour des banderoles ou des chants homophobes était "une erreur", mais qu'il le ferait pour "des cris racistes", différenciant lutte contre le racisme et contre l'homophobie dans les stades.

"Je n'ai pas pour habitude de commenter les déclarations de mon président, mais ce que je peux vous assurer, c'est que sur le plan humain, c'est quelqu'un qui a toujours lutté contre toutes les discriminations dans le football", a lancé le sélectionneur de l'équipe de France, en conférence de presse, après la victoire des siens contre Andorre (3-0) en qualifications à l'Euro 2020. "Tous les services dans la fédération vont dans ce sens-là pour qu'il y ait le moins de problèmes possibles dans le football", a poursuivi le champion du monde 1998.

Une position "erronée" pour la ministre des Sports

"On aspire tous à ce qu'il n'y ait pas de problèmes. Il y en a forcément, et c'est aux instances, y compris le ministère, de faire en sorte de trouver les meilleures solutions pour que le football, qui est le sport le plus populaire, a toujours eu la faculté d'unir et de réunir les gens, le reste, et que ce ne soient pas les minorités qui puissent venir nuire à la beauté de ce sport", a ajouté Didier Deschamps.

Ces déclarations font suite à une nouvelle passe d'armes entre Noël Le Graët et la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, qui a jugé, plus tard dans la journée, "erronée" la "position qu'a prise Noël Le Graët en faisant une différenciation entre homophobie et racisme"