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Violences sexuelles : une association "submergée" par les appels contrainte de fermer son accueil téléphonique

Entre 2015 et 2017, le nombre de saisines a doublé. Pour l'année 2017, 223 femmes ont saisi l'Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail. 

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France Télévisions
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Des féministes manifestent contre les violences sexistes, samedi 27 janvier 2018, à Paris.  (J-A BOULAIRE / CROWDSPARK / AFP)

L'Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT) n'a pas les moyens de faire face au "flot ininterrompu" d'appels reçus. "Submergée par les saisines", elle ferme son accueil téléphonique, ne pouvant plus "répondre à tous" et "assurer la défense des victimes", a annoncé l'association, mercredi 31 janvier. Dans un communiqué, sa déléguée générale, Marylin Baldeck, évoque "une décision aussi difficile qu'inévitable : celle de fermer l'accueil téléphonique jusqu'à nouvel ordre" pour pouvoir "continuer d'apporter un soutien de qualité aux personnes qui nous ont déjà sollicitées".

Entre 2015 et 2017, le nombre de saisines a doublé, précise-t-elle. Pour l'année 2017, dont le dernier trimestre a été fortement marqué par les conséquences de l'affaire Weinstein, 223 femmes ont saisi l'AVFT, dont la mission est d'accompagner juridiquement les victimes dans leurs actions. 

"Il faudrait une année entière pour tout faire"  

"Alors que l'AVFT fonctionne sans augmentation de subventions et donc d'effectifs depuis treize ans, il n'est pas difficile de comprendre que notre situation est absolument intenable", poursuit le communiqué. Selon l'association qui emploie cinq salariées, dont l'une en CDD jusqu'en novembre, "il faudrait une année entière pour tout faire".

Le 25 novembre, en décrétant l'égalité femmes-hommes grande cause du quinquennat, le président de la République a déclaré que "la lutte contre le harcèlement sexuel au travail était inscrite au titre des priorités de l'inspection du travail mais sans moyen supplémentaire", regrette l'association. Or, pour poursuivre ses missions, elle demande "une augmentation substantielle de ses ressources financières" ainsi que le renforcement "des moyens et compétences de tous les acteurs concernés par la lutte contre les violences sexuelles au travail, particulièrement les acteurs publics".

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