Vidéo Violences sexuelles : la CGT réclame "la présomption de sincérité" pour les victimes, déclare son dirigeant, Philippe Martinez

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Le patron de la CGT estime que "la parole des femmes qui témoignent" doit être "autant prise en compte que la parole du présumé agresseur".

"Nous réclamons la présomption de sincérité, c’est-à-dire ne pas remettre en cause la parole des femmes", a affirmé le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, mercredi 25 mai sur franceinfo, alors qu'il était interrogé sur les accusations de viols qui visent Damien Abad, le nouveau ministre des Solidarités, de l'Autonomie et des Personnes handicapées. La présomption de sincérité, "reconnue par l'ONU", selon lui, c'est "le fait que la parole des femmes qui témoignent soit autant prise en compte que la parole du présumé agresseur", a-t-il détaillé.

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Pour le syndicaliste, "si cette présomption de sincérité était plus appliquée, je pense que la parole des femmes se libérerait plus facilement parce que c'est difficile de témoigner, c'est difficile de porter plainte". Il a aussi indiqué qu'une affaire comparable à l'affaire Damien Abad "s'est passée à la CGT", et que le "dirigeant national" mis en cause a été "suspendu immédiatement". "Bien sûr" Philippe Martinez se mettrait en retrait s'il était accusé de violences sexuelles, a-t-il par ailleurs assuré.

Une femme bientôt à la tête de la CGT ?

Le chef de file de la CGT a aussi "souhaité" qu'une femme prenne la tête du syndicat "le plus rapidement possible". "Aujourd'hui c'est un nouveau cap à franchir pour la CGT, de reconnaître et de donner la place qu'elles méritent aux femmes comme dirigeantes et il y a des très grandes dirigeantes à la CGT", a-t-il indiqué. À l'entendre, la CGT est sur le bon chemin puisqu'elle "est toujours la seule organisation à avoir la parité dans son organe de direction, ça fait maintenant plus de 25 ans".

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