Réseaux pédopornographiques : la justice annonce l'arrestation d'un Français identifié comme "l'une des dix cibles prioritaires mondiales"

L'homme âgé de 40 ans "permettait à des milliers d'internautes dans le monde d'avoir accès à des photographies ou vidéos à caractère pédopornographique", indique le procureur de la République de Bordeaux.

\"Identifié comme l\'une des dix cibles prioritaires mondiales\", il a été arrêté par les policiers de l\'Office central pour la répression des violences aux personnes.
"Identifié comme l'une des dix cibles prioritaires mondiales", il a été arrêté par les policiers de l'Office central pour la répression des violences aux personnes. (SILAS STEIN / DPA)

Un homme de 40 ans, identifié comme "l'une des dix cibles prioritaires mondiales" dans la lutte contre les réseaux pédopornographiques, a été arrêté le mardi 7 juillet, annonce le procureur de la République de Bordeaux lundi. Il a été mis en examen et placé en détention provisoire. Selon les informations de franceinfo, apprises auprès de sources policières, l'interpellation a été réalisée à Cenac, tout près de Bordeaux, où l'homme vit avec sa femme et leurs deux enfants de moins de 6 ans. L'homme n'était pas connu des services de police.

Le mis en cause reconnaît les faits

Le suspect, qui "administrait et modérait des sites pédopornographiques" a été arrêté par l'Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP), en collaboration avec Europol, chargé de la lutte contre les réseaux pédopornographiques internationaux du Darknet.

"Il permettait à des milliers d'internautes dans le monde d'avoir accès à des photographies ou vidéos à caractère pédopornographique", indique le procureur de Bordeaux, et a également "joué un rôle actif dans la production de photographies ou de vidéos à caractère pédopornographique". L'homme a reconnu les faits lors de sa garde à vue.

Une information judiciaire est ouverte pour "diffusion en bande organisée de l'image d'un mineur présentant un caractère pornographique en utilisant un réseau de communications électroniques", "détention et enregistrement de l'image d'un mineur présentant un caractère pornographique", "viols incestueux commis sur un mineur par un ascendant", et "agressions sexuelles incestueuses sur un mineur de 15 ans par un ascendant".