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Les violences sexuelles en ligne contre les enfants ont bondi pendant le confinement

Elles ont été favorisées par les restrictions liées à la pandémie de Covid-19, avec des jeunes privés d'école davantage exposés à des pédocriminels cantonnés chez eux.

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France Télévisions
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Deux enfants derrière un écran d'ordinateur, le 11 décembre 2012. (WWW.MIEN.BE / IMAGE SOURCE / AFP)

C'est un des effets secondaires du confinement. Les violences sexuelles en ligne contre les enfants ont bondi à travers le monde, avertissent des ONG et des policiers, les jeunes étant privés d'école et les pédocriminels étant cantonnés chez eux par la pandémie.

De nombreux pédocriminels ont profité des restrictions liées au Covid-19 pour contacter des mineurs via les réseaux sociaux, des sites de jeux en ligne ou le dark web. Ces jeunes habitaient souvent, mais pas tout le temps, dans des pays en développement comme les Philippines ou l'Indonésie.

Environ 50% de signalements supplémentaires en Australie

En Australie, la police fédérale a reçu plus de 21 000 signalements de violences sexuelles sur des enfants – parfois de moins d'un an  au cours des 12 mois courant jusqu'à fin juin, soit plus de 7 000 de plus que l'année précédente. "Certains de ces sites du dark web plantent parce qu'ils n'arrivent pas à faire face au trafic", relève Paula Hudson, enquêtrice de la police fédérale australienne.

Le gouvernement philippin a, lui, enregistré un bond de 260% des signalements de contenus liés à des abus sur des enfants de mars à mai, période de confinement strict dans le pays, indique l'Unicef. Les enquêteurs ont même "vu des forums spécifiques pour discuter des opportunités qui se présentent pendant le Covid", l'un d'entre eux comptant plus de 1 000 membres, note Paula Hudson.

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