Laurence Rossignol (PS) : "Le gouvernement doit être très attentif à ce qui se passe dans les facs"

Laurence Rossignol, sénatrice de l'Oise (PS) et ancienne ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des Femmes est l'invitée des "4 Vérités" de France 2, mercredi 13 novembre.

France 2

À la fac de Lille, des étudiants ont fait annuler la venue de François Hollande en soutien à un étudiant qui s'est immolé pour dénoncer sa situation de précarité. À Paris, d'autres jeunes protestataires ont forcé les portes du ministère de l'Enseignement supérieur. "Le gouvernement doit être très attentif à ce qui se passe dans les facs. La manière dont démarre un mouvement étudiant est souvent assez improbable et il y a un vrai sujet sur la précarité", souligne Laurence Rossignol sur le plateau des "4 Vérités" de France 2, mercredi 13 novembre. "Un an après, ce sont les enfants des 'gilets jaunes' qui descendent dans la rue", ajoute l'ancienne ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes. "Il y a une remise en cause du système dans lequel on est, de l'accaparement des richesses par un petit nombre. Les gens le voient et le savent", note Laurence Rossignol. 

"Il ne faut pas passer l'éponge"

Le film J'accuse de Roman Polanski sort mercredi 13 novembre. Le cinéaste a été accusé de viol par la photographe Valentine Monnier alors qu'elle avait 18 ans. "On peut faire la différence entre l'artiste et l'homme lorsqu'il est mort depuis longtemps", juge la sénatrice de l'Oise (PS). "Je fais confiance aux journalistes, ils ne sortent pas quelque chose sur la base d'un témoignage", poursuit-elle. Elle compare la situation de Roman Polanski à Bertrand Cantat. "Il ne faut pas passer l'éponge", juge Laurence Rossignol. 

La ministre des Familles, Laurence Rossignol, le 23 novembre 2016 à l\'Assemblée nationale (Paris).
La ministre des Familles, Laurence Rossignol, le 23 novembre 2016 à l'Assemblée nationale (Paris). (CITIZENSIDE / YANN BOHAC / AFP)