Harcèlement sexuel : la première femme à avoir porté plainte dans l'armée aura droit à un procès

Cette femme dénonce l'attitude de son ancien supérieur hiérarchique au centre de recrutement de la marine nationale à Metz, a rapporté France Bleu Lorraine-Nord.

Un centre de recrutement de l\'armée à Montpellier, en novembre 2016.
Un centre de recrutement de l'armée à Montpellier, en novembre 2016. (MAXPPP)

Une femme de 31 ans, la première à avoir porté plainte dans l'armée pour harcèlement sexuel, aura droit à un procès, rapporte jeudi 22 mars France Bleu Lorraine-Nord.

Cette femme dénonce depuis six ans l'attitude de son ancien supérieur hiérarchique, au centre de recrutement de la marine nationale à Metz (Moselle). Seule femme dans le service à l'époque des faits, entre  2011 et 2012, la jeune secrétaire de 25 ans à l'époque dit avoir régulièrement eu droit à des remarques sexistes. Elle était surnommée "little minou" ou "petit chat" et devait répéter à haute voix un mot de passe à connotation sexuelle.

"Un parcours du combattant"

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Metz a ordonné jeudi le renvoi de l'affaire devant le tribunal correctionnel. Il devrait se tenir prochainement à Metz. L'avocate de la jeune femme avait saisi la juridiction pour contester le non-lieu ordonné l'an dernier, en mars 2017. Le juge d'instruction saisi dans ce dossier avait estimé que l'infraction n'était pas caractérisée.

Aujourd'hui, l'affaire n'est donc plus enterrée mais pour son avocate, Élodie Maumont, la bataille judiciaire face à l'armée a été longue. "C'est un parcours du combattant. C'est assez bien nommé pour une militaire, première femme qui avait osé déposer plainte. Depuis plusieurs années, on bataille".