Harcèlement : la réalité des chiffres

Depuis l'affaire Weinstein et la vague #metoo, la parole s'est libérée et a permis d'établir un état des lieux du harcèlement de rue.

France 3

"Une étude indique qu'en 2017, 3 millions de femmes ont déclaré avoir été suivies, insultées ou interpellées dans l'espace public", explique le journaliste de France 3 Benjamin Delombre, qui intervient en plateau dans le 12/13. "Autre chiffre, accablant : 100 % des utilisatrices des transports en commun disent avoir été victimes au cours de leur vie d'harcèlement sexiste ou d'agressions sexuelles pendant l'un de leur trajet."

Comment constater les infractions ?

Pour les cinq parlementaires auteurs de ce rapport, siffler, suivre ou interpeller, c'est le premier niveau des violences sexuelles. Il faut donc leur appliquer le premier niveau des sanctions, c'est-à-dire une contravention de quatrième classe, soit une amende au minimum de 90 euros. Ces PV devraient être appliqués par les policiers ou par les agents de la RATP. Reste la problématique du constat de l'infraction. Faudra-t-il un flagrant délit ou un témoin direct ? La question n'est pas tranchée et elle est complexe.

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Le hashtag MeeToo, créé en octobre 2017, par une actrice à Hollywood a lancé un mouvement mondial de dénonciation du harcèlement et des agressions sexuels. (GETTY IMAGES)