Affaire PPDA : l'ancien présentateur perd sa dernière émission

Patrick Poivre d'Arvor assurait la voix off de l'émission "Une maison, un artiste", diffusée sur France 5. Ce ne sera plus le cas pour les prochaines diffusions.

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France Télévisions
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Patrick Poivre d'Arvor, le 9 mars 2022 aux obsèques de Jean-Pierre Pernaut. (MAGALI COHEN / HANS LUCAS / AFP)

La télé et Patrick Poivre d'Arvor, c'est fini. L'ex-star, accusée d'agression sexuelle et de viols, n'assurera plus la voix off de l'émission "Une maison, un artiste", qui revient cet été sur France 5, a annoncé France Télévisions vendredi 13 mai. C'est une autre personnalité qui assurera les commentaires de cette série estivale de documentaires culturels, créée par PPDA en 2011, d'abord sous le titre "Une maison, un écrivain".

Patrick Poivre d'Arvor n'apparaissait pas à l'image et on entendait uniquement sa voix, mais il s'agissait de la dernière émission télévisée à laquelle il participait, 14 ans après son départ du JT de TF1 en 2008. Chaque épisode de "Une maison, un artiste" retrace le parcours d'une personnalité, le plus souvent culturelle (comme Jean Gabin ou Dora Maar dans la dernière saison), en lien avec l'une de ses demeures emblématiques.

Les révélations de "Complément d'enquête"

Le 28 avril, France 2 avait diffusé l'émission "Complément d'enquête", comportant plusieurs témoignages accablant l'ancien présentateur. Dans la foulée, l'association MeTooMédias, créée par plusieurs de ses accusatrices, avait interpellé France Télévisions sur Twitter : "C'est important et touchant pour nous de voir que nos histoires ont été entendues sur France Télé. À notre connaissance, l'homme que nous accusons est aussi toujours à la tête d'une émission toujours diffusée sur ce même groupe. C'est un problème, non ?"

Dix-sept femmes ont porté plainte contre l'ancien présentateur, dont huit pour viol. Seize d'entre elles, dont les plaintes ont été classées en juin en raison de la prescription, sont actuellement visées par une plainte de PPDA pour "dénonciation calomnieuse". Au total, au moins 27 femmes ont témoigné contre PPDA dans la presse ou devant la justice, dont deux mineures au moment des faits présumés. Pour sa part, Patrick Poivre d'Arvor conteste les faits.

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